ses ramifications, en abattre les demeures et en combattre les adeptes ; comment pourrait-on alors imaginer que l’Imam des monothéistes, le doyen des prophètes, l’ami intime du Seigneur de la terre et du ciel, se soit adonné à l’astrologie pour en déduire les jugements des événements ? Gloire à Toi ! Voilà une calomnie monstrueuse.
Le regard qu’il porta vers les astres (1) relevait uniquement du procédé allusif en actes, tout comme ses paroles : « C’est leur grand [idole] qui l’a fait », « Je suis souffrant », ou encore, à propos de son épouse Sara : « C’est ma sœur » – autant d’allusions verbales destinées à atteindre son but : briser les idoles. De même, l’allusion « C’est ma sœur » permit de sauver Sara des griffes du dépravé (2).
Parce que cette subtilité échappa à nombre de gens, dont l’esprit s’avéra trop épais pour la saisir, ils crurent qu’il consultait les étoiles afin d’en extraire le savoir des prédictions (3), persuadé que son étoile ou son ascendant lui annonçait la maladie. À Dieu ne plaise qu’on attribue pareille chose à Son ami – paix sur lui – ou à quiconque parmi ses partisans.
Ce procédé s’apparente aux allusions de Joseph le Véridique – paix sur lui – lorsqu’il fit fouiller les sacs de ses frères pour retrouver la coupe royale : l’inspecteur commença par leurs sacs, sachant qu’elle n’y était pas, et laissa celui de son frère pour la fin, sachant qu’elle s’y trouvait, afin de laisser croire qu’il ignorait dans quel sac se trouvait la coupe et d’écarter tout soupçon. S’il avait su où elle était, il se serait dirigé droit vers le bon sac sans se donner la peine de fouiller les autres.