Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

d’un musc capiteux.

Dans le Ṣaḥīḥ Muslim (1), à propos de la prière de l’éclipse, il est rapporté que le Prophète ﷺ avançait puis reculait pendant la prière. Il se tourna ensuite vers ses compagnons et dit : « Le Paradis et l’Enfer m’ont été présentés. Le Paradis s’est approché de moi au point que, si j’avais voulu en cueillir une grappe, je l’aurais prise ; et si je l’avais prise, vous en auriez mangé aussi longtemps que durerait ce monde. »

Dans le Ṣaḥīḥ Muslim (2), d’après Ibn Masʿūd, au sujet de la parole du Très-Haut : « Ne pense pas que ceux qui ont été tués dans la voie d’Allah soient morts ; au contraire, ils sont vivants, auprès de leur Seigneur, pourvus. » (Âl ʿImrân, 169), il est dit : « Leurs âmes se trouvent à l’intérieur d’oiseaux verts, pour lesquels il existe des lanternes suspendues au Trône. Elles se promènent librement dans le Paradis, puis regagnent ces lanternes. Ton Seigneur les observa et dit : “Souhaitez-vous quelque chose ?” Ils répondirent : “Que pourrions-nous souhaiter alors que nous parcourons le Paradis à notre guise ?!” … » – fin du hadith.

Et dans les deux Ṣaḥīḥ (3), selon Ibn ʿAbbâs, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Lorsque vos frères furent atteints à Uḥud, Allah plaça leurs âmes dans les entrailles d’oiseaux verts qui se rendent aux rivières de… »

(1) Voir les n° 901, 904 et 907 où la même formulation apparaît. Le ḥadith est également rapporté, sous une version abrégée, chez at-Tirmidhi (sigle T) et dans la source indiquée par le sigle Q. (2) Sous le n° 1887. Il semble s’agir d’une parole prophétique ; Ibn Mas‘ud ne l’a pas formellement attribuée au Prophète ﷺ parce que son origine allait de soi et qu’aucune méprise n’était possible, d’autant qu’il était réputé pour sa rigueur lorsqu’il élevait un ḥadith. Cf. : an-Nawawi, Sharḥ Muslim, 7/34 ; l’abrégé des Sunan Abî Dâwûd (éd. de l’auteur), 7/140 ; al-‘Irâqî, al-Mughnî ‘an ḥaml al-asfâr, 2/255. Al-Mizzî, Tuḥfat al-ashrâf, 7/145, classe toutefois le texte comme « mawqûf » (arrêté au Compagnon). (3) Dans l’exemplaire portant le sigle T on lit : « al-Ṣaḥîḥayn ». Or, je n’ai pas retrouvé ce ḥadith ni chez al-Bukhârî ni chez Muslim. Al-Ḥâkim l’a néanmoins repéré, comme on le verra. Il est donc probable que l’auteur voulait seulement indiquer l’authenticité du ḥadith.
مِسكٌ أَذْفَر". وفي "صحيح مسلم" (١) في حديث صلاة الكسوف أنَّ النبي ﷺ جعل يتقدَّمُ ويتأخَّرُ في الصلاة، ثم أقبل على أصحابه، فقال: "إنه عُرِضَت عليَّ الجنةُ والنار، فقُرِّبت منِّي الجنة حتى لو تناولتُ منها قِطْفًا لأخذتُه، فلو أخذتُه لأكلتُم منه ما بَقِيَت الدنيا". وفي "صحيح مسلم" (٢) عن ابن مسعودٍ في قوله تعالى: ﴿وَلَا تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ قُتِلُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَمْوَاتًا بَلْ أَحْيَاءٌ عِنْدَ رَبِّهِمْ يُرْزَقُونَ﴾ [آل عمران: ١٦٩]: أنَّ "أرواحهم في جوف طيرٍ خُضر، لها قناديلُ معلَّقةٌ بالعرش، تسرَحُ من الجنة حيث شاءت، ثمَّ تأوي إلى تلك القناديل، فاطَّلع عليهم ربُّك اطِّلاعةً، فقال: هل تشتهون شيئًا؟ فقالوا: أيَّ شيءٍ نشتهي ونحن نسرحُ من الجنة حيث شئنا؟! ... " الحديث. وفي الصحيح (٣) من حديث ابن عباس قال: قال رسولُ الله ﷺ: "لما أصيبَ إخوانُكم بأحدٍ جعل الله أرواحَهم في أجواف طيرٍ خُضرٍ تَرِدُ أنهارَ
(١) (٩٠١، ٩٠٤، ٩٠٧) بنحوه. وورد الحديث في (ت، ق) مختصرًا. (٢) (١٨٨٧). والظاهر أنه من كلام النبي ﷺ، ولم يصرِّح بذلك ابن مسعود لظهور العلم به وأن الوهم لا يذهب إلى سواه، ثم لشدة احتياطه وتحريه في رفع الحديث. انظر: "شرح مسلم" للنووي (٧/ ٣٤)، و"تهذيب سنن أبي داود" للمصنف (٧/ ١٤٠)، و"المغني عن حمل الأسفار" للعراقي (٢/ ٢٥٥). وقال المزي في "تحفة الأشراف" (٧/ ١٤٥): "موقوف". (٣) (ت): "الصحيحين". ولم أقف على الحديث فيهما. وقد استدركه الحاكم كما سيأتي. فلعل المصنف أراد صحة الحديث فحسب.

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