– Pour l’été : as-Sarṭān (le Cancer), al-Asad (le Lion) et as-Sunbula (la Vierge). Leurs manâzil sont : an-Nathra, aṭ-Ṭarf, al-Jabha, az-Zubra, aṣ-Ṣarfa, al-ʿAwwāʾ et as-Simāk.
– Pour l’automne : al-Mīzān (la Balance), al-ʿAqrab (le Scorpion) et al-Qaws (le Sagittaire). Leurs manâzil sont : al-Ghafr, az-Zubānā, al-Iklīl, al-Qalb, ash-Shawla, an-Naʿāʾim et al-Balda.
– Pour l’hiver : al-Jady (le Capricorne), ad-Dalw (le Verseau) et al-Ḥūt (les Poissons). Leurs manâzil sont : Saʿd adh-Dhābiḥ, Saʿd Bulaʿ, Saʿd as-Suʿūd, Saʿd al-Akhbiya, al-Fargh al-muqaddam — appelé : le premier —, al-Fargh al-muʾakhkhar — appelé : le second —, et ar-Rishāʾ.
Étant donné que la course de la lune à travers ces stations s’observe directement, tandis que celle du soleil ne se connaît que par le calcul et non par la vue, Allah — exalté soit-Il — dit : « C’est Lui qui a fait du soleil une clarté, de la lune une lumière, et Il lui a assigné des stations » (Yûnus : 5). Et Il dit encore : « Le soleil poursuit sa course vers un lieu qui lui est assigné : telle est la détermination du Tout-Puissant, de l’Omniscient. Quant à la lune, Nous lui avons fixé des stations jusqu’à ce qu’elle revienne semblable au vieux rameau recourbé » (Yâ Sîn : 38-39).
Ainsi, le Coran réserve à la lune la mention explicite du calcul de ses stations — bien que le soleil en possède également — parce que cela est perceptible aux sens dans le cas de la lune ; on y voit nettement les variations de sa lumière, qui croît puis décroît d’une station à l’autre (1).
C’est pourquoi le calendrier lunaire est, chez les nations, le plus répandu et le plus précis ; il est moins exposé à l’erreur et plus aisé à contrôler que le calendrier solaire, tout en restant accessible à tous. Pour cette raison, Allah — exalté soit-Il — dit au sujet de la lune : « … et Nous lui avons assigné des stations afin que vous connaissiez le nombre des années et le calcul » (Yûnus : 5), sans dire cela du soleil.