Al-Aʿmash a rapporté : « Les compagnons d’Abd Allâh la récitaient ainsi : “Béni soit Celui qui a placé dans le ciel des palais.” »
Quant aux commentateurs postérieurs, beaucoup d’entre eux estiment qu’il s’agit des douze burûj (1) sur lesquels se distribuent les manâzil ; chaque burj couvre deux manzil et un tiers (2).
Parmi ces vingt-huit manâzil, quatorze sont constamment visibles à l’observateur tandis que quatorze demeurent cachées, tout comme, des burûj, six apparaissent en permanence alors que six restent invisibles.
Les Arabes appellent quatorze de ces manâzil « shâmiyya » (septentrionales) et les quatorze autres « yamaniyya » (méridionales). La première des shâmiyya est ash-Sharṭân, la dernière as-Simâk al-aʿzal ; la première des yamaniyya est al-Ghafr, la dernière ar-Rishâ. Lorsqu’une manzil se lève à l’est, sa jumelle se couche à l’ouest ; cette jumelle est la quinzième (3).
C’est également d’après elles que se répartissent les quatre saisons de l’année (4) :
– Pour le printemps : al-Ḥamal (le Bélier), ath-Thawr (le Taureau) et al-Jawzā’ (les Gémeaux). Leurs manâzil sont : ash-Sharṭân, al-Buṭayn, ath-Thurayyā, ad-Dabarān, al-Haqʿa, al-Hanʿa et adh-Dhirāʿ.