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Quant à l’argument qu’il tire des versets indiquant qu’Allah, exalté soit-Il, a ordonné le mouvement de ces corps célestes de façon à ce que l’humanité en retire un profit pour les intérêts de ce monde, à savoir Sa parole : « C’est Lui qui a fait du soleil une lumière éclatante, et de la lune une clarté, et Il en a déterminé les phases afin que vous connaissiez le nombre des années et le calcul. Allah n’a créé cela qu’en toute vérité » (Yûnus : 5), ainsi que : « Béni soit Celui qui a placé au ciel des constellations, y a placé un luminaire et une lune éclairante » (Al-Furqân : 61), c’est là l’un des raisonnements les plus étonnants (1). Où, dans ces versets, se trouve donc la moindre preuve de ce qu’avancent les astrologues avec leurs mensonges, leurs calomnies et leurs affabulations ?!
Si la réalité était conforme à ce que prétendent ces imposteurs, l’enseignement à en tirer serait autrement plus vaste que le simple apport de lumière, d’éclat et de repère pour le calcul du temps ; il eût été plus pertinent de mentionner alors ce que ces astres supposeraient de bon ou de mauvais augure, de félicité ou de malheur, les longévités, les subsistances, les termes de vie, les métiers, les sciences, les connaissances, jusqu’aux formes animales, végétales et minérales, et tout le bien comme tout le mal que recèle ce monde.
Quant à Sa parole : « Béni soit Celui qui a placé au ciel des constellations, y a placé un luminaire et une lune éclairante », il s’agit d’une exaltation et d’une louange qu’Il se rend à Lui-même pour avoir disposé dans le ciel ces constellations, le soleil et la lune.
S’agissant des « constellations » mentionnées dans ce verset, les avis divergent ; la plupart des Anciens (2) estiment qu’il s’agit de « palais » célestes ou de grands astres.