Ainsi, ce jour-là leur fut funeste parce que le châtiment s’abattit sur eux ; [« mustamirrun »] (1), c’est-à-dire : il ne se lève pas d’eux comme se lèvent les afflictions de ce bas monde de ceux qui les subissent. Bien au contraire, ce mauvais augure demeure de façon permanente sur ces négateurs des messagers. Le terme « mustamirrun » qualifie donc le nahs (le malheur), et non le jour. Quant à celui qui pense qu’il décrit le jour, que celui-ci serait un mercredi de fin de mois et qu’à jamais ce jour serait néfaste (2), il se trompe et méconnaît le sens du Coran : le jour n’est qualifié qu’en fonction de ce qui s’y produit. Combien de bienfaits Allah a accordés, ce même jour, à Ses alliés, alors qu’Il y infligeait épreuves et châtiments à Ses ennemis ! Il en est ainsi pour d’autres jours encore (3).
Le bonheur ou le malheur des jours dépend en réalité du bonheur des œuvres, lorsqu’elles concordent avec la satisfaction du Seigneur, ou du malheur des œuvres, lorsqu’elles s’opposent à ce qu’ont apporté les messagers. Un même jour peut donc être un jour heureux pour un groupe et un jour funeste pour un autre ; ainsi, le jour de Badr fut un jour de bonheur pour les croyants et de malheur pour les mécréants.
Que viennent donc faire l’astre, l’ascendant ou les conjonctions planétaires dans cette question de bonheur et de malheur ?! Comment prétendre en tirer une science des jugements astrologiques ?! Si l’astre ou l’ascendant avait réellement le pouvoir de causer cette infortune, celle-ci frapperait l’ensemble du monde ; que l’on prétende qu’un même astre rende un jour funeste pour une partie des gens et heureux pour une autre est tout simplement impossible.