tandis que ceux qui n’adoptent pas cette interprétation estiment que le pronom renvoie bel et bien au Coran, même si celui-ci n’a pas été mentionné auparavant, la chose étant notoire et le sens explicite, comme dans la parole du Très-Haut : « jusqu’à ce qu’il disparût derrière le voile » (38 : 32), « Tout ce qui est sur la terre s’évanouira » (55 : 26), et d’autres passages semblables (1).
Je dis : ce qui corrobore la première opinion, c’est que le pronom est repris au singulier et au masculin, alors que « les positions des étoiles » est un pluriel ; si le pronom leur revenait réellement, il aurait fallu dire : « ce sont un Coran noble ». À moins d’admettre que l’expression « les positions des étoiles » désigne implicitement le Coran, auquel cas le pronom peut s’y rapporter, car il suffit, pour interpréter un pronom, qu’un indice renvoie à son antécédent ; c’est là un procédé de rhétorique et de concision.
Si, dans ce serment, on entend par « étoiles » les étoiles du Coran, l’argument tiré du verset s’effondre. Mais s’il s’agit des astres proprement dits – opinion majoritaire –, c’est en raison des signes qu’ils renferment, attestant la seigneurie d’Allah et Son exclusivité dans la création et l’invention ; en vérité, la divinité ne saurait appartenir qu’à Lui seul, comme Lui seul a créé et façonné ces astres, avec tout ce qu’ils comportent de signes et de merveilles. Jurer par eux constitue donc la preuve la plus éclatante (2) contre les polythéistes, les astrologues, les matérialistes et les deux catégories de négateurs, ainsi qu’il a été expliqué plus haut.
Il en va de même pour Sa parole : « l’astre perçant » (86 : 3), à propos de laquelle existent encore deux autres interprétations, différentes de celle déjà rapportée (3).
La première veut qu’il s’agisse des Pléiades ; c’est l’avis d’Ibn Zayd, mentionné par Abû l-Faraj Ibn al-Jawzî (4).