devint pour les adeptes de cette discipline le manuel de référence : on s’y réfère, on s’y appuie, on s’en prévaut, et l’on dit : « La renommée de son auteur, sa majesté, sa science et son mérite ne sauraient être contestés ni niés. »
Or, dans cet ouvrage, on trouve des allocutions adressées au soleil, à la lune et aux planètes, dans un registre qui ne convient qu’à Dieu – qu’Il soit exalté – et ne saurait être employé pour aucun autre ; on y découvre une soumission, une humiliation et des formes d’adoration que même les idolâtres n’accordaient pas à leurs idoles (1).
Ô Seigneur ! Vas-tu donc prendre (2) la parole du Très-Haut : « Non ! Je jure par les astres fuyants, ceux qui tournent et se dissimulent » (Cor. 81 : 15-16) comme preuve de cette doctrine et la placer en tête de ton livre ?
Si, comme ils le prétendent, le fait que Dieu jure par eux constitue une preuve de leur influence sur le monde, il faudrait alors que tout ce par quoi Il jure exerce la même influence ; et si le serment divin n’est pas une preuve, leur raisonnement s’effondre.
Quant à la parole du Très-Haut : « Non ! Je jure par les positions des étoiles » (Cor. 56 : 75), deux avis ont été émis :
-
Il s’agit des étoiles que nous connaissons.
Sous cette interprétation, les « positions » ont reçu plusieurs explications :
a) qu’il s’agit de leur dislocation et de leur dispersion le Jour de la Résurrection, avis soutenu par al-Hasan (3) ; or les astrologues le nient et ne l’admettent pas.