– affirmation dont, disent-ils, ils furent eux-mêmes témoins oculaires.
Ces « entités spirituelles » ne sont en réalité que des démons ; ils descendent vers eux, leur adressent la parole et satisfont leurs besoins (1).
Puis, lorsqu’un de ces hommes – qui se cachait sous l’apparence de l’islam – voulut pratiquer ce culte sans pouvoir bâtir un édifice (2) où l’adorer, il composa pour l’astre des invocations, des formules de glorification et des évocations qu’il nomma « Hayākil » (temples). Plus sa dissimulation et sa crainte augmentaient, plus il les revêtait d’un enrobage de lettres et de mots inintelligibles, afin qu’on ne se hâte pas de les dénoncer et de les repousser.
Quant à celui d’entre eux qui ne redoutait rien, il publia (3) ces prières, glorifications et évocations dans la langue de son auditoire – persan, arabe ou autre. Lorsque les croyants le réprouvèrent, il déclara : « Je n’ai rapporté cela que pour connaître cette discipline et en avoir la maîtrise, non par conviction ni pour y inciter. »
Il a pourtant décrit (4) cette science et l’a exposée avec le plus grand soin ; puis il l’offrit en présent à son souverain, qui le récompensa d’une quantité d’or – dit-on, mille dinars (5) – et ce livre (6)