chose, qu’elle nous soit invisible ou présente sous nos yeux, afin de rappeler la perfection de Sa seigneurie, de Sa puissance, de Sa sagesse, de Sa force, de Sa gestion universelle et de la variété de Ses créatures ; celles-ci renvoient toutes à Lui et y guident, tant elles renferment de merveilles d’art et de beauté de forme. Elles attestent, au profit de leur Auteur et Générateur, qu’Il est l’Unique, l’Absolu, sans associé ; qu’Il est parfait dans Sa science, Sa puissance, Sa volonté, Son unicité, Sa sagesse, Sa seigneurie et Sa souveraineté ; qu’elles sont, quant à elles, assujetties, humbles, soumises à Son ordre et pleinement dociles à ce qu’Il veut d’elles.
Jurer par ces créatures revient donc à magnifier leur Créateur — exalté soit-Il — et à Le purifier de tout ce que Lui attribuent Ses ennemis négateurs, qui refusent Sa seigneurie, Sa puissance, Sa volonté et Son unicité. Car si ces choses sont Ses serviteurs (1), Ses possessions, Son œuvre et le fruit de Son invention, comment pourrait-on renier Sa seigneurie et Sa divinité ? ! Comment oserait-on rejeter Ses attributs de perfection (2) et les descriptions de Sa majesté ? ! Et comment un esprit sain et une nature droite pourraient-ils admettre qu’on prive ces créatures de leur Artisan, ou qu’on prive l’Artisan de Ses traits de majesté, de Ses attributs de perfection et de Ses actes ? !
Son serment par elles constitue donc la preuve la plus éclatante de la fausseté des deux groupes — les négateurs et les polythéistes — qui en ont fait des divinités adorées, alors que tout en elles indique leur survenue, leur condition d’esclaves, leur asservissement et leur indigence. Elles sont plutôt des signes renvoyant à leur Auteur (3) et Créateur et à Son unicité ; la seigneurie et la divinité ne sauraient en aucune manière leur appartenir, mais reviennent exclusivement à Celui qui les a créées et façonnées, comme l’a dit le poète :
Contemple les lignes des existants :
du monde céleste (4) te parviennent des missives.
Si tu lisais l’écriture dont elles sont tracées,
tu verrais que tout, hormis Allah, est vanité.