leur coucher et la phase intermédiaire. Au premier point du jour, ils sont dits khunnas (astres qui se dérobent), car l’étoile semble surgir puis se retirer ; au moment où ils disparaissent, ils sont kunnâs (astres qui se cachent), par analogie avec les gazelles qui se réfugient dans leur repaire ; et, entre leur lever et leur coucher, ils sont jawâr (astres qui voguent). Khunnas lors de l’apparition, jawâr aussitôt après, kunnâs à l’occultation ; tout cela relativement à l’horizon de chaque contrée, où ces trois états se produisent.
ʿAbd Allâh b. Masʿûd a dit : « Ce sont les bœufs sauvages » (1). On rapporte la même explication d’Ibn ʿAbbâs (2), et Saʿîd b. Jubayr l’a retenue (3).
Il a encore été avancé — mais c’est l’avis le plus faible — qu’il s’agirait des anges ; cette version est signalée par al-Mâwardî dans son Tafsîr (4).
Si l’on entend par là l’une de ces interprétations autre que celle qu’a citée al-Râzî, elle ne lui fournit aucun argument. Et si l’on vise précisément celle qu’il a rapportée, cela revient simplement à dire qu’Allah, exalté soit-Il, a juré par ces astres comme Il a juré par la nuit et le jour, par le grand matin, par La Mecque, par le géniteur et sa descendance, par l’aube et les dix nuits, par le pair et l’impair, par le ciel et la terre, par le Jour promis, par le témoin et l’attesté, par l’âme, par les Envoyés, les souffles impétueux, les disperseurs, les discernants, les arracheurs, les nageurs, les devanciers, et par tout ce que nous voyons et tout ce que nous ne voyons pas, de toute