Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

C’est donc pour ces trois raisons que les reproches se sont dirigés contre cette science. »

On rapporte encore que, chez les rois sassanides, lorsqu’un souverain souhaitait avoir un enfant, il faisait venir l’astrologue. Le roi se retirait alors auprès de son épouse et, au moment précis où la semence atteignait l’utérus, il ordonnait à un serviteur posté devant la porte de frapper sur le bassin qu’il tenait en main. Dès que l’astrologue percevait le tintement du bassin, il relevait l’ascendant et en tirait ses conclusions (1) ; il indiquait même le nombre d’heures que l’enfant passerait dans le ventre de sa mère. Puis, à la naissance, il reprenait une nouvelle fois l’ascendant et émettait un nouveau jugement.

Il n’est donc pas étonnant que leurs déductions fussent pleines et solides : l’ascendant véritable est en effet celui de la chute de la goutte, car c’est alors que l’enfant commence réellement à exister. Quant à l’ascendant de la naissance, il n’est qu’un ascendant emprunté : l’enfant ne se forme pas à ce moment-là, il ne fait que passer d’un lieu à un autre.

Il est rapporté encore qu’Ardachîr ibn Bâbak (2) écrivit, dans le testament qu’il laissa à son fils : « N’était la certitude de la ruine promise au terme de mille ans, je vous aurais rédigé un écrit ; si vous vous y conformiez, jamais vous ne vous égareriez ! »

Par « ruine », il visait ce que les astrologues lui avaient annoncé : son royaume disparaîtrait à la fin de mille ans comptés depuis le règne de Gushtâsp (3), c’est-à-dire la disparition de leur dynastie et l’avènement d’un autre État

(1) Rabi al-Abrar, t. 1, p. 102. (2) Roi de Perse. (3) L’un de leurs grands souverains de la période ancienne ; les manuscrits portent « Kastast », forme corrompue. Cf. al-Fihrist, p. 15 et 307 ; Mukhtasar Tarikh al-Duwal, p. 47 ; al-Milal wa al-Nihal, t. 1, p. 136 et 253 ; Tabaqat al-Shafi‘iyya, t. 5, p. 324 ; Luqta al-‘Ajlan, p. 90.
فلهذه الأسباب الثلاثة توجَّهت المطاعنُ إلى هذا العلم». وحُكِيَ أنَّ الأكاسرة كان إذا أراد أحدُهم طَلَبَ الولدِ أمر بإحضار المنجِّم، ثمَّ كان ذلك الملكُ يخلو بامرأته، فساعةَ ما يقعُ الماءُ في الرَّحِم يأمرُ خادمًا على الباب يضربُ طستًا يكونُ في يده، فإذا سمع المنجِّمُ طنينَ الطَّست أخذ الطالعَ وحكمَ عليه (١)، حتى يُخْبِر بعدد السَّاعات التي يمكثُ الولدُ في بطن أمه، ثمَّ إنه كان يأخذُ الطالعَ ــ أيضًا ــ عند الولادة مرةً أخرى ويحكمُ عليه. فلا جَرَمَ كانت أحكامُهم كاملةً قويَّة؛ لأنَّ الطالعَ الحقيقيَّ هو طالعُ مسقَط النطفة، فإنَّ حدوثَ الولد إنما يكونُ في ذلك الوقت، فأما طالعُ الولادة فهو طالعٌ مستعار؛ لأنَّ الولدَ لا يحدثُ في ذلك الوقت وإنما ينتقلُ من مكانٍ إلى مكانٍ آخر. ورُوِي أنَّ في عهد أَرْدْشِير بن بابَك (٢) أنه قال في العهد الذي كتبه لولده: لولا اليقينُ بالبَوارِ الذي على رأس ألف سنةٍ لكنتُ أكتبُ لكم كتابًا إن تمسَّكتم به لن تضلُّوا أبدًا! وعَنى بالبَوار ما أخبره المنجِّمون من أنه يزول مُلكهم عند رأس ألف سنةٍ من مُلك گُشْتاسْپ (٣)، والمرادُ منه: زوالُ دولتهم وظهورُ دولة
(١) «ربيع الأبرار» (١/ ١٠٢). (٢) من ملوك الفرس. (٣) أحد ملوكهم الكبار المتقدمين. وفي الأصول: «كستاست». وهو تحريف. انظر: «الفهرست» (١٥، ٣٠٧)، و «مختصر تاريخ الدول» (٤٧)، و «الملل والنحل» (١/ ١٣٦، ٢٥٣)، و «طبقات الشافعية» (٥/ ٣٢٤)، و «لقطة العجلان» (٩٠).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies