à s’y fier — depuis l’aube de la création jusqu’à la fin du monde. (1)
Ptolémée écrit, dans l’un de ses ouvrages : « Certains gens dénigrent cette science, et ce blâme se fonde en réalité sur plusieurs motifs :
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Leur incapacité à déterminer la position véritable des astres jusqu’à la minute et à la seconde près. (2) En effet, les instruments d’observation ne sont jamais exempts de marges d’erreur que les sens ne parviennent pas à supprimer, tant ces appareils sont rares et imparfaits. Si ces marges sont minimes dans les instruments, elles deviennent considérables lorsqu’il s’agit des corps célestes ; dès que les relevés sont espacés, ces tolérances produisent de grands écarts dans la localisation des planètes. (3)
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Cette science repose sur la connaissance des indices célestes, indices qui ne s’obtiennent qu’en combinant les multiples états des planètes — innombrables —, et qui, malgré leur quantité, peuvent se contredire. Il faut alors établir des pondérations. Or la plupart des intelligences peinent à embrasser ces nombreuses combinaisons ; et, même si elles y parviennent, elles éprouvent de la difficulté à opérer les pondérations adéquates. C’est pourquoi seuls de très rares individus maîtrisent cette discipline comme il se doit. Quant aux ignorants, ils se donnent des allures de spécialistes ; lorsqu’ils émettent un jugement et se trompent, le public conclut que la faiblesse vient de la science elle-même.
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Enfin, cette science ne permet pas d’appréhender les particularités dans un détail éblouissant ; celui qui prétend juger avec un tel degré de précision s’expose inévitablement à l’erreur. »