le ciel, la terre et ce qui se trouve entre eux sans raison » en ce sens ; il faut donc l’interpréter selon l’explication que nous avons donnée.
Septième type. On rapporte qu’Omar ibn al-Khayyâm (1) lisait l’Almageste (2) auprès de son maître lorsqu’un des plus frustes des apprentis juristes entra et leur demanda : « Que lisez-vous ? » Omar ibn al-Khayyâm répondit : « Nous commentons un verset du Livre d’Allah : « Ne considèrent-ils donc pas le ciel au-dessus d’eux : comment Nous l’avons édifié, embelli, sans qu’il y ait en lui de fissure ? » (Qâf, 6). Nous étudions donc comment Il a créé le ciel, comment Il l’a bâti et comment Il l’a préservé de toute brèche. »
Huitième type. Lorsque Abraham ﵇ s’appuya sur l’argument suivant pour établir l’existence du Créateur – exalté soit-Il : « Mon Seigneur est Celui qui donne la vie et la mort » (Coran 2, 258) –, Nimrod lui dit : « Prétends-tu qu’Il fait vivre et mourir par l’intermédiaire des forces naturelles et des éléments, ou sans recourir à ces moyens ? Si tu adoptes la première hypothèse, tu ne l’observeras jamais, car tout ce qui se produit dans ce monde n’advient que par l’effet des états des quatre éléments et des mouvements célestes. Et si tu défends la seconde, ce pouvoir de faire vivre et mourir m’appartient aussi, comme à tout un chacun ; un homme peut en effet être la cause (3) de la naissance d’un enfant, mais uniquement grâce au mélange des dispositions naturelles.