et qu’ils ont pris en considération tout un ensemble de cas, constatant que, dans chacune de ces situations, le résultat confirmait leurs dires ; ils en ont donc conclu que les principes sur lesquels ils s’appuyaient étaient exacts.
On leur dira alors : si, selon vous, cela constitue une preuve de la validité de vos jugements, en quoi différez-vous de celui qui dirait : « La preuve que ces jugements sont faux est que, pour notre part, nous avons vérifié des naissances dont nous avons établi avec exactitude les thèmes astraux, ainsi que diverses questions dont nous avons examiné les circonstances, et nous avons constaté que tout était inexact et qu’aucune prédiction ne s’est réalisée » ?
S’ils rétorquent : « Cela provient seulement de l’erreur éventuelle de l’astrologue qui a effectué ces calculs », on leur répondra : qu’est-ce qui vous empêche d’admettre que la justesse de l’astrologue, lorsqu’elle se produit, n’est due qu’au hasard et à la conjecture, comme lorsqu’on devine pair ou impair (1) ou qu’on tombe juste en estimant un poids, un volume, une longueur ou un nombre ?
Si, pour vous, la preuve de la solidité de votre doctrine réside dans la réalisation de certaines de vos prédictions, la preuve de son invalidité se trouve également dans la fausseté de certaines autres (2).
Et s’ils disent : « Ce que nous avançons n’est pas de la pure conjecture (3), car nous ne jugeons qu’en vertu de principes consignés dans les ouvrages des Anciens », on leur répondra : nous ne doutons pas que vous suivez ce qui se trouve dans ces livres et que vous imitez ceux qui