Plus étonnant que tout cela encore : que la voûte céleste adopte une configuration déterminée et qu’un ascendant faste s’y manifeste, point sur lequel vous tombez tous d’accord, et qu’il en résulte l’exaltation de la parole de gens dont vous ne faites aucun cas (1), que vous ne comptez même pas ; l’essor de leur cause, leur mainmise sur le royaume, l’autorité, la puissance et le prestige (2) ; qu’ils s’emploient à vous blâmer (3), à vous discréditer, à mettre au grand jour votre ignorance, votre hérésie et votre impiété, au point que vous êtes contraints (4) de vous ranger sous leur bannière, de vous cramponner à leur corde, de vous abriter derrière eux ; et voilà que vous leur adressez, du bout de la langue, des propos que vos cœurs démentent – propos qui, si vous les dévoiliez, feraient de vous la moisson de leurs épées comme vous êtes déjà la proie de leurs langues.
Par ma vie, quel bonheur recèle donc cet ascendant, quel bien renferme-t-il ?!
J’aimerais savoir pourquoi cet ascendant ne vous a pas valu ne serait-ce qu’une étincelle de félicité ni la moindre lueur de puissance et d’agrément !
Mais telle est la sagesse du Seigneur de l’ascendant (5), du Régisseur de la voûte céleste et de tout ce qu’elle contient, de Celui qui a soumis les astres et les fait courir selon Sa volonté – exalté soit-Il – : Il vous a réduits à l’état de dhimma (statut de protégés) (6), voire à une condition plus humble encore, sous la domination de Ses serviteurs ; Il a fait que leur part de bonheur, qu’il s’agisse de tout bien, de tout savoir, de toute autorité ou de tout prestige, soit plus abondante que la vôtre ; Il a rendu leurs demeures de noblesse en ce monde plus florissantes que les vôtres, et Il a même détruit vos maisons de leurs propres mains, si bien qu’aucune d’elles ne se relève sinon en se ralliant à eux et en s’affiliant à