aux étrangetés de la philosophie ; l’interdiction promulguée à leur encontre a été édictée pour eux, et elle est pleinement justifiée.
Quant aux âmes dont la nourriture est la sagesse, dont la provision est la science, dont l’équipement est la vertu, dont le pacte (1) est scellé par les vérités, dont le trésor est le bien, dont l’habitude est la noblesse, dont l’aspiration vise les cimes, l’interdit ne les concerne pas et aucun reproche (2) ne pèse sur elles. Comment pourrait-il en être ainsi, alors qu’il est apparu, à force de le répéter, que l’utilité de cette science est la plus éminente des utilités, que son fruit est le plus suave des fruits (3) et que son résultat est le plus noble des aboutissements ?
Que tout cela suffise donc à dissiper les soupçons et te satisfasse au sujet de la controverse longue et fournie qui s’est engagée entre ces maîtres éminents (4) en science, en compréhension, en éloquence et en conseil (5). » Fin du récit (6).
Que médite donc celui qu’Allah a gratifié de raison, de science et de foi, et qu’Il a préservé d’imiter servilement ceux-ci et leurs pareils parmi les gens de perplexité et d’égarement, sur ce que renferme cette conversation : l’aveu qu’ils font de l’extrême limite de leur savoir et de l’endroit où leurs pas s’arrêtent ; le jugement qu’ils portent sur eux-mêmes, selon lequel la sagesse d’Allah exige de les priver des fruits et des bénéfices que les gens retirent de leurs sciences, de les revêtir de l’habit de la déconvenue, de faire peser sur eux la domination des hommes et l’humiliation qu’ils leur infligent, d’attribuer à chacun une part de science et de félicité supérieure à la leur (7), et de