et par Sa munificence et Sa sagesse, sans que Sa grâce puisse être entachée, ni que Son libre choix soit aboli (1), ni que Sa sagesse soit récusée (2), ni que Son essence soit niée, ni que Ses attributs connaissent la moindre limite (3). Gloire à Lui !
Et, malgré tout cela, Il n’a rien acquis pour Lui-même ni retiré le moindre profit ; au contraire, toute chose a tiré profit de Lui, toute chose a bénéficié de Lui et toute chose a atteint son terme grâce à Lui, selon la docilité de sa matière et la forme qui lui est propre. Il ne tient à rien, tandis que tout tient à Lui. Il est l’Auteur, le Tout-Puissant, le Généreux, le Dispensateur, Celui qui accorde et comble de faveurs (4), le Premier, l’Antérieur.
Ainsi, celui qui scrute le monde supérieur en parcourant ses habitants (5), en étudiant ses traces, ses stations et ses secrets, s’expose par là même à devenir semblable (6) à son Créateur et à correspondre à son Seigneur sous cet aspect reconnu ; il lui est dès lors impossible de rechercher un avantage par sa science, tout comme il est impossible que son Créateur tire profit de Son acte, car la description qu’on en fait lui adhère (7), le jugement qui le concerne le suit, son ornement émane de lui et son attribut se répercute sur lui (8).
Or, lorsque cet état est perçu, qu’on y prête attention avec un regard perçant, qu’on en saisit la réalité et qu’on s’élève (9) à l’expérience de ce qu’il recèle de plus sublime, on sait, par nécessité rationnelle, qu’il est le plus noble, le plus élevé et le plus précieux