Il dit : « Cela n’est valable que si l’on admet que toute l’affaire dépend, dans ce monde d’ici-bas, de son lien avec le monde d’en-haut ; la justesse et l’erreur sont alors tributaires des forces diffusées(1), des lumières répandues, des influences divulguées(2), des causes déterminantes et des raisons concordantes(3).
Un autre – al-Nushjânî – déclara : « Gens, abrégez vos propos, rapprochez le but ; la prolixité détourne du profit, égarant l’intelligence et la sagacité. Les jugements sont-ils donc valides ? »
Le “Ghulâm de Zuhal” répondit : « Sur cela, il n’est pas de réponse pleinement satisfaisante(4) en tous points. »
On lui demanda : « Pourquoi ? Éclaire-nous. »
Il dit : « Parce que leur validité ou leur nullité dépend des effets de la sphère céleste ; or il peut arriver qu’une configuration du ciel, à une époque donnée, fasse qu’aucun de ces jugements ne soit recevable, quand bien même on plongerait dans ses subtilités et en sonderait les tréfonds. Cette configuration peut disparaître, [de sorte qu’advient une époque où rien n’en est réfuté, même lorsque le raisonnement demeure sommaire. Puis cette même configuration peut] (5) se transformer à un autre moment jusqu’à…»