sans que l’intendant s’en aperçoive, attestant ainsi de sa souveraineté et de son pouvoir absolu, de son entière liberté d’action et de sa toute-puissance.
Un autre a dit : Puisque l’astrologue prétend scruter les événements du temps et sonder l’avenir — qu’il s’agisse de bien ou de mal, de fertilité ou de sécheresse, de bonheur ou de mauvais sort, de nomination ou de destitution, de résidence ou de voyage, de chagrin ou de joie, de pauvreté ou d’aisance, d’amour ou de haine, d’opulence ou de dénuement (1), de santé ou de maladie, d’entente ou de dispersion, de marasme ou de prospérité commerciale, de succès ou d’échec, de vie ou de mort — alors qu’il demeure, par essence, un être déficient, son imperfection tenant à sa nature même et sa perfection n’étant qu’accidentelle ; malgré cet état abaissé par la bassesse de son origine (2) et façonné d’argile (3), il a osé rivaliser avec son Créateur, contester son Seigneur, traquer Son secret, s’immiscer dans Son décret et Le défier. Allah l’a donc privé de l’utilité de cette science, l’a détourné de tout avantage qu’il pourrait en tirer et des fruits qu’il pourrait cueillir de son arbre (4), l’a livré à ceux qui n’en saisissent rien ni ne possèdent aucune de ses qualités (5), l’a rangé dans le registre de la contrainte et de la domination (6), a fait de l’échec l’aboutissement de ses efforts et de la perplexité la limite de son savoir, et a soumis son art à la conjecture et à la supposition, à la ruse et à la supercherie, au mensonge et à la tromperie (7).