que la voie vers l’objectif s’est fermée devant lui (1), que le but recherché lui a échappé, et que toute lucidité l’a déserté ?
Et pourtant il n’a commis aucune erreur de calcul, ni la moindre défaillance dans sa recherche de la vérité (2).
Tout cela, afin que l’on ne cherche refuge qu’auprès d’Allah dans toutes les affaires, et que l’on sache qu’Il est le Maître des temps, l’Ordonnateur des créatures, Celui qui détient les causes et les liens, qui veille sur chaque âme et assiste chaque souffle ; que, s’Il veut, Il procure le bien ou le préjudice, la santé ou la maladie, la richesse ou la pauvreté, la vie ou la mort ; qu’Il est Celui qui dissipe les détresses, secourt les affligés, exauce les requêtes et répond aux invocations. Nulle main n’est au-dessus de la Sienne ; Il est l’Un, l’Absolu, pour l’éternité et à jamais.
Un autre a dit (3) : Bien que ces événements soient suspendus aux réalités supérieures et liés aux corps célestes, qu’ils en procèdent et qu’ils en jaillissent, il se trouve, dans le déroulement même des choses, des aspects qui ne sauraient être attribués à aucun de ces astres si ce n’est à titre d’approximation.
Ainsi, imaginez un roi dont l’autorité est vaste et les bienfaits innombrables : il gratifie chacun de ce qui lui convient et de ce pour quoi il est apte. Il confie, par exemple, le bayt al-mâl (Trésor public) à un intendant loyal, compétent et énergique, qui distribuera et collectera sous son contrôle (4). Or ce même roi peut déposer dans cette trésorerie quelque chose dont l’intendant n’a pas connaissance, ou en retirer quelque chose sans que l’intendant s’en aperçoive