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Un autre encore — il s’agit d’al-Nushjânî — déclara : « Si l’un des deux astrologues attachés à l’un des deux rois (1) vient à faillir, ce n’est ni à cause d’une erreur de calcul, ni par manque de compétence dans l’exécution ; il est simplement inscrit dans son propre horoscope qu’il ne touchera pas juste (2) dans cette sentence, et, dans l’horoscope du roi, qu’en cette campagne son astrologue manquera la vérité. L’état qui est le sien et celui de son maître l’écartent donc de l’exactitude. Quant à l’autre, malgré la justesse de ses calculs et la finesse de sa perception, il est décrété dans son horoscope et dans celui de son souverain l’inverse de cela ; l’événement nécessaire se produit alors, tandis que s’annule celui qui n’avait pas à se produire.
Les deux devins, du point de vue de la science et du calcul, avaient pourtant rendu à l’art tout son dû, accompli leur tâche et se tenaient sur un strict pied d’égalité, sans avantage manifeste ni défaut avéré. -
Un autre dit : « N’eût été ce reste (3) enfoui, cette finalité cachée qu’Allah a réservée pour Lui, jamais pareille méprise ne se serait produite, alors même que les calculs sont exacts, l’examen minutieux, la plongée profonde, le but soigneusement recherché, et que la passion et l’inclination plaident pour la partie à laquelle le jugement profite.
Ce reliquat circule dans les affaires de cette créature qu’est l’homme — les meilleurs, les moindres ou ceux d’entre-deux —, aussi bien dans ce qui est infime que dans ce qui est imposant, dans ce qui est ardu que dans ce qui est aisé (4). Quiconque porte en lui l’impulsion de scruter, d’observer, d’enquêter (5) et de méditer constatera ce à quoi j’ai fait allusion et s’y soumettra. »