l’utilité, sans suivre les passions ni faire prévaloir le fanatisme.
Puis il déclara : les choses existantes se divisent en deux catégories : l’une possède l’existence authentique, l’autre possède certes l’existence, mais non l’existence authentique (1).
Quant aux réalités qui existent véritablement, elles ont accordé à l’autre catégorie une part, sous l’angle de l’existence (2), et ont repris d’elle l’essence même de celle-ci.
Ainsi, le juge (3) qui, par l’analogie, scrute ces arcanes : s’il atteint la justesse, c’est grâce à la part d’existence que ce monde inférieur (4) reçoit de ce monde supérieur ; et s’il se trompe, c’est en raison de ce qui fait défaut (5) à ce monde inférieur de la part de ce monde supérieur.
Atteindre la justesse dans ces choses fluides et changeantes relève de l’accident, tandis que l’atteindre dans les affaires du firmament relève de la substance. Il peut se trouver, là-haut, quelque chose qui s’apparente à l’erreur, mais par accident et non par essence, tout comme il existe, ici-bas, quelque chose qui ressemble à la justesse (6) et à la vérité, mais par accident et non par essence ; voilà pourquoi certains jugements se sont avérés corrects et d’autres caduques.
Parmi les indices qui corroborent cela figure le fait que le monde inférieur, bien qu’il se transforme à chaque instant,