la soumission à son Régisseur, et l’empêche de courber l’échine (1) devant Celui qui possède sur lui la pleine maîtrise et dont le droit sur lui est le plus certain.
Quant à la seconde réponse, il s’agit d’une magnifique annonciation, gage d’un immense bienfait pour quiconque a acquis cette science. C’est un secret que, si l’on en prenait connaissance, un domaine caché que, si l’on parvenait à l’atteindre, ce que l’on y découvrirait de réconfort, de quiétude et de bien — ici-bas comme dans l’au-delà — suffirait à alléger le poids de ce péril écrasant et le dispenserait (2) de l’effort accablant qu’exige cette peine tenace.
Remplace donc, ô toi qui contestes la noblesse de cette science, tes reproches (3) au sujet de ce qui t’en demeure occulté, par une attitude d’humilité envers Dieu — que Son Nom soit sanctifié — à l’égard de ce qui, de ses données certaines, s’est éclairci pour toi et de ce qui, tout conjectural qu’il soit, t’apparaît désormais avec évidence.
Il ajouta : « Sache que la connaissance en la matière est véritable, mais que l’atteinte du résultat exact est lointaine. Or tout ce qui est lointain n’est pas pour autant impossible, pas plus que tout ce qui est proche n’est nécessairement juste ; toute vérité n’est pas connue, pas plus que toute impossibilité ne saurait être décrite. En vérité, la science est fondée ; l’effort qu’on y déploie aboutit (4), l’analogie qu’on y applique est correcte, et le zèle consacré à sa quête est louable, en raison de l’enchevêtrement (5) de ce monde inférieur avec le monde supérieur, de la connexion de ces corps réceptifs avec ces corps (6) actifs, et de la transformation…"