Le commentateur de ses propos (1) explique : « S’il a adopté cette position, c’est parce que les effets qui émanent des astres ne se produisent que de manière accidentelle ; les corps célestes, en eux-mêmes, n’accomplissent rien par leur propre essence.
La preuve en est son affirmation, au deuxième chapitre du livre « Les Quatre » : “Lorsqu’un homme a poussé l’examen du mouvement de toutes les planètes, du soleil et de la lune, au point qu’aucune position ni aucun moment où surgissent leurs configurations ne lui échappe ; lorsqu’il possède, en outre, une connaissance de leurs natures tirée des récits récurrents des Anciens — fût-il ignorant de la nature intime de leur substance —, il perçoit néanmoins les forces par lesquelles ils agissent : il sait, par exemple, que la puissance du soleil est de réchauffer et celle de la lune d’humidifier, et il connaît de même les influences des autres planètes. Une fois fermement instruit de toutes ces données, non seulement selon la méthode physique, mais encore capable, grâce à la justesse de la conjecture, de saisir les propriétés de l’état qui résulte du mélange de l’ensemble…” »
Le commentateur ajoute : « Ptolémée estime donc que la science des jugements astrologiques relève de la pure conjecture, non de la certitude. »
Je dis, pour ma part : Aristote déclare pareillement, au début de son traité « De l’Audition physique », qu’il n’existe aucun moyen d’atteindre la certitude au sujet de l’influence des astres. Il écrit en effet : « Puisque l’état du savoir et de la certitude, dans toutes les démarches qui possèdent des principes, des causes ou des investigations, dépend de la connaissance de ces principes, s’il n’est pas établi par quel procédé les astres produisent ces… » (2)