Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Le commentateur de ses propos (1) explique : « S’il a adopté cette position, c’est parce que les effets qui émanent des astres ne se produisent que de manière accidentelle ; les corps célestes, en eux-mêmes, n’accomplissent rien par leur propre essence.

La preuve en est son affirmation, au deuxième chapitre du livre « Les Quatre » : “Lorsqu’un homme a poussé l’examen du mouvement de toutes les planètes, du soleil et de la lune, au point qu’aucune position ni aucun moment où surgissent leurs configurations ne lui échappe ; lorsqu’il possède, en outre, une connaissance de leurs natures tirée des récits récurrents des Anciens — fût-il ignorant de la nature intime de leur substance —, il perçoit néanmoins les forces par lesquelles ils agissent : il sait, par exemple, que la puissance du soleil est de réchauffer et celle de la lune d’humidifier, et il connaît de même les influences des autres planètes. Une fois fermement instruit de toutes ces données, non seulement selon la méthode physique, mais encore capable, grâce à la justesse de la conjecture, de saisir les propriétés de l’état qui résulte du mélange de l’ensemble…” »

Le commentateur ajoute : « Ptolémée estime donc que la science des jugements astrologiques relève de la pure conjecture, non de la certitude. »

Je dis, pour ma part : Aristote déclare pareillement, au début de son traité « De l’Audition physique », qu’il n’existe aucun moyen d’atteindre la certitude au sujet de l’influence des astres. Il écrit en effet : « Puisque l’état du savoir et de la certitude, dans toutes les démarches qui possèdent des principes, des causes ou des investigations, dépend de la connaissance de ces principes, s’il n’est pas établi par quel procédé les astres produisent ces… » (2)

(1) Plusieurs savants ont commenté cet ouvrage, parmi lesquels Thabit ibn Qurra al-Harrani (qui sera cité plus loin), Muhammad ibn Jabir al-Battani (m. 317 H) et Ali ibn Ridwan, le médecin (m. 453 H). Cf. Tarikh al-hukama, p. 132, 164, 589 ; Abjad al-‘ulum, t. 3, p. 163 ; Hadiyat al-‘arifin, t. 1, p. 132, ainsi que les deux références précédentes. (2) Le mot « bihadhihi » n’apparaît pas dans le manuscrit (T).
قال شارحُ كلامه (١): «وإنما ذهبَ إلى ذلك لأنَّ الأفعالَ التي تصدُر عن الكواكب إنما هي بطريق العَرَض، وأنها لا تفعلُ بذواتها شيئًا. والدليلُ على ذلك قولُه في الباب الثاني من كتاب «الأربعة»: وإذا كان الإنسانُ قد استقصى معرفةَ حركة جميع الكواكب والشَّمس والقمر، حتى إنه لا يذهبُ عليه شيءٌ من المواضع والأوقات التي تحدثُ لها فيها الأشكال، وكانت عنده معرفةٌ بطبائعها قد أخذها من الأخبار المتواترة التي تقدَّمته، وإن لم يعلم طبائعَها في نفس جواهرها، لكن يعلمُ قُواها التي تفعلُ بها، كالعلم بقوَّة الشَّمس أنها تُسَخِّن، وكالعلم بقوة القمر أنها تُرَطِّب، وكذلك يعلمُ أمرَ قُوى سائر الكواكب، وكان قويًّا على معرفة أمثال سائر هذه الأشياء لا على المذهب الطبيعيِّ فقط، لكن يُمْكِنُه أيضًا أن يعلمَ بجودة الحَدْس خواصَّ الحال التي تكون من امتزاج جميع ذلك». قال الشارح: «وبَطْليموس يرى أنَّ علمَ الأحكام إنما يُلْحَقُ على جهة الحَدْس لا على جهة اليقين». قلت: وكذلك صرَّحَ أرسطاطاليس في أوَّل كتابه «السَّماع الطبيعي» أنه لا سبيل إلى اليقين بمعرفة تأثير الكواكب، فقال: «لمَّا كانت حالُ العلم واليقين في جميع السُّبل التي لها مباداءُ أو أسبابٌ أو اسْتُقُصَّات إنما يلزمُ مِن قِبَل المعرفة بهذه (٢)، فإذا لم تُعرف الكواكبُ على أيِّ جهةٍ تفعلُ هذه
(١) شرح كتابه هذا جماعة. منهم: ثابت بن قرة الحراني (الآتي ذكره). ومحمد بن جابر البتاني (ت: ٣١٧). وعلي بن رضوان الطبيب (ت: ٤٥٣). انظر: تاريخ الحكماء» (١٣٢، ١٦٤، ٥٨٩)، و «أبجد العلوم» (٣/ ١٦٣)، و «هدية العارفين» (١/ ١٣٢)، والمصدرين السابقين. (٢) «بهذه» ليست في (ت).

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