Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

et des configurations planétaires dont les calculs prévoient l’apparition à un moment précis ; vous avez alors conclu que ces influences – ou d’autres analogues – se produiraient à cette date. Il en va de même pour les autres ressorts de la « science de l’anticipation » (1) que les hommes (2) ont expérimentée comme vous : parfois elle s’est confirmée, parfois elle a failli (3).

Au mieux, les mouvements stellaires et les configurations planétaires ne valent guère plus que les causes sensibles que nous observons, dont l’action reste conditionnée par l’adjonction d’autres facteurs et par la levée des obstacles qui l’annulent ; ce ne sont que des fragments de causes, ni autonomes ni déterminantes.

Et cela, encore, supposerait que vous ayez apporté une preuve de leur influence ! Que dire, alors, lorsque vous ne possédez que des assertions gratuites, que vous vous contentez de vous répéter les uns les autres, et que vos praticiens les plus aguerris reconnaissent eux-mêmes que l’inconnu, tant parmi les autres causes agissantes que parmi les empêchements contraires, dépasse de multiples fois – d’un nombre que l’imagination ne peut embrasser – la part connue ?

Comment, après cela, un esprit raisonnable pourrait-il porter un jugement ? Et trouvera-t-on, dans le monde, plus grand menteur que celui-là ?

(1) La «Taqdimat al-maʿrifa» consiste à anticiper les événements avant qu’ils ne surviennent, au moyen d’indices qui les annoncent ; certains sont fiables et mènent réellement à la connaissance, mais les capacités humaines varient pour les percevoir et les exploiter, tandis que d’autres indices ne sont pas probants. Voir : Ibn Taymiyya, Majmûʿ al-fatâwâ, 35/172-173 ; Id., Minhâj as-sunna, 4/54 ; Ibn al-Nadîm, Al-Fihrist, p. 362, 364, 436 ; Ṣiddîq Ḥasan Khân, Abjad al-ʿulûm, 2/14, 29, ainsi que les pages 1434-1437 et 1454 du présent ouvrage. Un « Commentaire sur la Taqdimat al-maʿrifa d’Hippocrate » d’Ibn Qâdî Baʿlabakk (m. 675 H) est conservé sous forme de manuscrit à l’université du roi Saʿûd. (2) Les manuscrits Q et D portent «jarat bayna an-nâs» ; c’est une leçon fautive. (3) Dans la phrase «Wa-man iʿtabara ḥâla ḥudhdhâqikum…», le prédicat est omis ; il faut sous-entendre : «ʿarafa dhâlika» (il le comprendra).
واتصالاتٍ كوكبيَّةٍ يُعْلَمُ بالحساب حصولُها في وقتٍ معيَّن، فقضيتُم بحصول تلك الآثار أو نظيرها عندها، إلى أمثال ذلك من أسباب علم تَقْدِمَة المعرفة (١) التي جَرَّبت الناسُ (٢) منها مثل ما جرَّبتم، فصدقَت تارةً وكذبَت تارة (٣). فغايةُ الحركات النجوميَّة والاتصالات الكوكبيَّة أن تكون كالعِلَل والأسباب المشاهَدة التي تأثيراتُها موقوفةٌ على انضمام أمورٍ أخرى إليها، وارتفاع موانعَ تمنعُها تأثيرَها؛ فهي أجزاءُ أسبابٍ غيرُ مستقلَّةٍ ولا مُوجِبة. هذا لو أقمتم على تأثيرها [دليلًا]، فكيف وليس معكم إلا الدعاوى وتقليدُ بعضكم بعضًا، واعترافُ حذَّاقكم بأنَّ الذي يُجْهَلُ من بقيَّة الأسباب المؤثِّرة، ومن الموانع الصَّارفة، أعظمُ من المعلوم منها بأضعافٍ مضاعفةٍ لا تدخلُ تحت الوَهْم؟! فكيف يستقيمُ لعاقلٍ الحكمُ بعد هذا؟! وهل يكونُ في العالم أكذبُ منه؟!
(١) تقدمة المعرفة بالحوداث قبل وقوعها، بدلائل تدلُّ عليها، منها ما هو صحيحٌ مُفْضٍ إلى المعرفة، وتختلف قوى النَّاس في إدراكه وتحصيله، ومنها ما هو بخلاف ذلك. انظر: «مجموع الفتاوى» (٣٥/ ١٧٢، ١٧٣)، و «منهاج السنة» (٤/ ٥٤)، و «الفهرست» (٣٦٢، ٣٦٤، ٤٣٦)، و «أبجد العلوم» (٢/ ١٤، ٢٩)، وما سيأتي (ص: ١٤٣٤ - ١٤٣٧، ١٤٥٤). ولابن قاضي بعلبك (ت: ٦٧٥): «شرح تقدمة المعرفة لأبقراط» منه نسخة خطية في جامعة الملك سعود. (٢) (ق، د): «جرت بين الناس». وهو تحريف. (٣) خبر «ومن اعتبر حال حذاقكم ... » محذوفٌ، تقديره: عرف ذلك.

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