et des configurations planétaires dont les calculs prévoient l’apparition à un moment précis ; vous avez alors conclu que ces influences – ou d’autres analogues – se produiraient à cette date. Il en va de même pour les autres ressorts de la « science de l’anticipation » (1) que les hommes (2) ont expérimentée comme vous : parfois elle s’est confirmée, parfois elle a failli (3).
Au mieux, les mouvements stellaires et les configurations planétaires ne valent guère plus que les causes sensibles que nous observons, dont l’action reste conditionnée par l’adjonction d’autres facteurs et par la levée des obstacles qui l’annulent ; ce ne sont que des fragments de causes, ni autonomes ni déterminantes.
Et cela, encore, supposerait que vous ayez apporté une preuve de leur influence ! Que dire, alors, lorsque vous ne possédez que des assertions gratuites, que vous vous contentez de vous répéter les uns les autres, et que vos praticiens les plus aguerris reconnaissent eux-mêmes que l’inconnu, tant parmi les autres causes agissantes que parmi les empêchements contraires, dépasse de multiples fois – d’un nombre que l’imagination ne peut embrasser – la part connue ?
Comment, après cela, un esprit raisonnable pourrait-il porter un jugement ? Et trouvera-t-on, dans le monde, plus grand menteur que celui-là ?