Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

s’il n’est pas Perse, il ne l’épousera pas.

Voilà une contradiction grossière : il avance d’abord une cause et l’effet qui lui est nécessairement lié – l’effet apparaît avec la cause et disparaît avec elle –, puis il prétend que la cause peut exister sans que son effet ne se produise.

Je dis : les spécialistes de cette discipline soutiennent qu’il faut impérativement connaître les fondements sur lesquels on entend statuer, faute de quoi le juge se trompera et sa parole restera vaine. Ces fondements sont : la perception sensible (1), la sharîʿa (la Loi révélée), l’éthique et les usages. L’astrologue doit donc les acquérir, puis fonder (2) son jugement sur eux.

Ptolémée, de son côté, affirme qu’il incombe à l’astrologue de considérer la conformation des corps, les particularités des dispositions psychiques, ainsi que la diversité des coutumes et des traditions.

Il ajoute quiconque aborde ces questions selon la méthode naturaliste doit toujours s’en tenir à la vraie cause première, afin de ne pas se tromper par confusion des nativités (3). Sans cette précaution, il pourrait, par exemple, déclarer qu’un enfant né au pays des Abyssins est de teint clair et a les cheveux lisses, alors qu’un nouveau-né au pays des Romains serait sombre de peau et crépu ; ou commettre la même erreur en matière de coutumes sexuelles (4) propres à certaines nations, en affirmant, par exemple, qu’un homme d’Antioche épouse sa sœur, alors qu’il aurait dû attribuer ce fait au Perse.

(1) Les manuscrits Q et D portent « al-jins », variante fautive. (2) Voir : Sharh Nahj al-Balagha, vol. 6, p. 211. (3) Le manuscrit T lit « al-mawlid ». (4) Il s’agit ici du nikah (le mariage). Les versions de base donnent « al-bahali », tandis que la leçon retenue suit le manuscrit T. Dans Sifat Jazirat al-Arab d’al-Hamdani, p. 48, citant Ptolémée dans un autre contexte, on trouve « al-bahiya » ; ce terme dérive de al-bah (la vigueur sexuelle) et qualifie certains médicaments et aliments.
لم يكن فارسيًّا لم يتزوَّجها. وهذه مناقضةٌ شنيعة؛ لأنه ذَكَر علَّةً ومعلولًا يوجدُ بوجودها، ويرتفعُ بارتفاعها، ثمَّ ذَكَر أنها توجدُ من غير أن يوجدَ معلولُها». قلت: أربابُ هذا الفنِّ يقولون: لا بد من معرفة الأصول التي يحكمُ عليها؛ لئلَّا يغلَط الحاكمُ ويذهبَ كلامُه هدرًا إن لم يعرِف الأصول، وهي: الحِسُّ (١)، والشريعة، والأخلاق، والعادات، مما يحتاجُ المنجِّم إلى تحصيلها، ثمَّ يحكم عليها (٢). وكذلك قال بَطْليموس: إنه يجبُ على المنجِّم النظرُ في صور الأبدان وخواصِّ حالات الأنفُس، واختلاف العادات والسُّنن. قال: ويجبُ على من نظر في هذه الأشياء على المذهب الطبيعيِّ أن يتشبَّث أبدًا بالسَّبب الأول الصحيح؛ لئلَّا يغلَط بسبب اشتباه المواليد (٣)، فيقول مثلًا: إنَّ المولودَ في بلاد الحَبَش يكونُ أبيض اللون سَبِطَ الشَّعر، وإنَّ المولودَ في بلاد الروم أسود اللون جَعْدُ الشَّعر، أو يغلَط أيضًا في السُّنن والعادات التي يُخَصُّ بها بعضُ الأمم في الباه (٤)، فيقول مثلًا: إنَّ الرجلَ من أهل أنطاكيا يتزوَّجُ بأخته، وكان الواجبُ أن ينسبَ ذلك إلى الفارسيِّ.
(١) (ق، د): «الجنس». وهو تحريف. (٢) انظر: «شرح نهج البلاغة» (٦/ ٢١١). (٣) (ت): «المولد». (٤) النكاح. وفي الأصول: «الباهلي». والمثبت من (ط). ووقع في «صفة جزيرة العرب» للهمداني (٤٨) نقلًا عن بَطْليموس في سياقٍ آخر: «الباهية». والباهيَّة نسبة إلى الباه، وتوصف بها بعض الأدوية والأغذية.

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