et son état en fonction des aliments et des remèdes qui conviennent à son tempérament ; son état, sous l’angle de ses actes et de la charge qu’il exerce, selon ses qualités morales — pudeur, patience, libéralité ; enfin, son état au regard de l’équilibre de son tempérament, que révèlent la proportion de ses membres, leur agencement et sa morphologie. Autant d’états différents, parce que les causes qui les engendrent diffèrent elles aussi.
Qu’y a-t-il de commun entre cela et votre prétention à déduire la condition, l’âge, le bonheur ou l’infortune d’un enfant à partir de l’ascendant de son père, et inversement ?
Qu’Allah assiste les intelligents contre vos stratagèmes et vos chimères, et qu’Il affermisse en eux les facultés qu’Il leur a accordées et grâce auxquelles ils se détournent (1) de ce que vous proférez.
Il dit encore : « Ptolémée a soutenu que, si la sphère céleste, lors d’une nativité, se présente dans la configuration qu’il décrit et si les astres occupent les positions qu’il indique, l’enfant doit nécessairement être de teint clair et avoir les cheveux lisses ; mais que, si un nouveau-né vient au monde en Abyssinie alors que la sphère est dans cette configuration et les astres dans ces positions, ce jugement ne le concernera pas ; il s’appliquera, en revanche, à l’enfant né parmi les Slaves ou à quiconque possède un tempérament proche du leur.
Il a encore prétendu que, si la sphère adopte lors d’une nativité l’aspect qu’il décrit et que les astres se trouvent aux emplacements qu’il mentionne, le natif épousera sa sœur s’il est Égyptien ; s’il ne l’est pas, il ne l’épousera pas.
Il a enfin affirmé que, si la sphère céleste revêt, lors d’une autre nativité, la configuration qu’il décrit et que les astres se situent dans les positions qu’il précise (2), l’enfant épousera sa mère s’il est Perse, et si…"