qu’il faut alors considérer ce qui relève de l’animal et de l’être humain en général ; et si nous voulons connaître son état en tant que père, il convient d’examiner ce qui s’ajoute à sa personne et ce qui en découle ; si, enfin, nous voulons connaître son état en tant qu’homme juste (1), il faut se tourner vers la qualité même et ce qui lui est propre. La première dimension renvoie à la substance, tandis que les autres ne sont que des accidents ; or Socrate reste un seul et même individu, dont nous saisissons pourtant les états depuis des points de vue multiples et distincts : tantôt il relève de la substance, tantôt il devient accident.
De même, si nous voulons connaître son état à partir de sa propre nativité, nous examinons l’ascendant et son maître ; si nous voulons le connaître à partir de la nativité de son père, nous nous reportons à la dixième maison (2) et au Soleil ; et si nous voulons le connaître à partir de la nativité de son fils, nous observons encore une autre position. Rien là, disent-ils, qui soit contradictoire, pas plus que dans le premier exemple.
On répond : cette comparaison est viciée (3) et cette analogie, invalide ; car votre examen de l’ascendant du père pour en déduire (4) l’état du fils, tout comme votre examen de l’ascendant (5) pour en déduire l’état du père, revient à juger une seule et même chose en s’appuyant sur une cause qui ne l’exige ni ne l’accompagne (6). Quel rapport cela a-t-il avec le fait de connaître l’humanité de Socrate, sa paternité, sa justice, sa science, par exemple, ou sa nature ? Ces états sont différents et possèdent, chacun, leurs preuves et leurs causes particulières. L’analogue serait plutôt de connaître l’état du fils, sous l’angle de son bonheur, de son infortune (7), de sa santé ou de sa maladie, à partir de son ascendant,