et Saturne s’apparentent naturellement aux pères (1). Je ne vois vraiment pas comment l’on peut concevoir (2) qu’un astre qui, par nature, ne se reproduit pas puisse indiquer quoi que ce soit par la voie de la filiation ; car le père n’est père que par rapport à son fils, et le fils n’est fils que par rapport à son père.
De même, ils infèrent (3) l’état des enfants de la Lune, de Vénus et de Jupiter. Quant au père, disent-ils, sa condition se déduit de la nativité de son fils (4) en plaçant, à la position de l’ascendant, l’astre qui le représente – le Soleil ou Saturne –, et l’on détermine l’état du fils à partir de la nativité du père en substituant à l’ascendant l’astre qui le représente – l’un des trois suivants : la Lune, Jupiter ou Vénus.
Or l’homme, la plupart du temps, est déjà père ; le Soleil ou Saturne seraient donc censés le désigner au moyen du thème natal de son fils, alors qu’il possède évidemment sa propre nativité, dans laquelle le maître de l’ascendant peut fort bien être un astre différent des deux censés indiquer son état d’après les nativités de son père et de son fils. Son état se trouverait ainsi « connu » à partir de trois astres et de trois signes aux figures et aux tempéraments dissemblables !
L’incohérence d’un tel discours est manifeste pour quiconque le pratique, à plus forte raison pour celui qui ne fait que l’imaginer. »
Je dis : ils ont rétorqué qu’il n’y a là aucune contradiction, mais au contraire une vérité indubitable.
Ils ont dit : « Si nous voulons connaître, par exemple, l’état de Socrate en tant qu’être humain, n’est-ce pas