Et quoi de plus répréhensible que cela ?! D’autant plus que l’auteur de cette thèse reconnaît que la Lune est d’essence humide et qu’elle agit par sa nature, non par choix. Comment un seul et même astre pourrait-il, par sa seule complexion, produire des effets contradictoires une fois dans l’éternité, a fortiori chaque mois ? Dire qu’une même entité humecte naturellement à une époque, dessèche tout aussi naturellement à une autre, réchauffe à un moment puis refroidit à un autre, revient à prétendre que son essence même se renverse périodiquement !
Je dis : ils affirment que le Soleil accomplit ces influences au gré de son ascension et de sa descente dans l’orbe céleste. Ainsi, lorsqu’il se situe de quinze (1) degrés des Poissons à quinze degrés des Gémeaux, il provoque l’humidification – c’est le printemps. De quinze degrés des Gémeaux à quinze degrés de la Vierge, il engendre le réchauffement – c’est la saison caniculaire. De quinze degrés de la Vierge à quinze degrés du Sagittaire, il produit la dessiccation – c’est l’automne (2). Enfin, de quinze degrés du Sagittaire à quinze degrés des Poissons, il amène le refroidissement – c’est l’hiver. Tel est son parcours annuel dans la sphère, tandis que la Lune achève ce même circuit (3) en un seul mois. Le rapport du cycle lunaire dans l’orbe équivaut donc à celui du cycle solaire : de même que le mois se rapporte à la Lune, l’année se rapporte au Soleil. Ainsi, le mois réunit les quatre saisons tout comme l’année, et ce que le Soleil opère en un peu plus de quatre-vingt-dix jours, la Lune l’accomplit en sept jours et quelque.