Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Il ne s’agit là que d’un artifice de sa part : la nuance sombre renferme en effet un mélange de blanc et de noir ; c’est pourquoi les deux qualificatifs lui sont applicables. Les deux qualités y sont perceptibles, et le fait qu’elle se colore de l’une et de l’autre impose qu’on lui attribue les deux noms.

Quant à la division des astres en mâles et femelles, il s’agit d’un classement que vous avez élaboré afin de distinguer chaque catégorie selon sa réalité, sa nature et sa définition propres (1). Vous avez de même affirmé que les signes du zodiaque se répartissent en mâles et femelles, chaque groupe se distinguant nettement de l’autre (2). Vous ne prétendez pas pour autant que la réalité de chaque signe serait composée de deux natures – masculine et féminine – de sorte que les deux descriptions s’appliqueraient simultanément à chacun d’eux. Si l’on transposait à ces signes ce que vous venez de dire de la teinte foncée, il faudrait conclure que chaque signe est à la fois mâle et femelle. Que reste-t-il donc de commun entre les deux questions, sinon votre confusion et l’absurde ?

En outre, ce partage en mâles et femelles repose, selon vous, sur la nature même des astres et sur leur faculté d’agir et de subir ; or ce qui relève d’une telle nature ne voit pas sa réalité se renverser pour la seule raison d’un changement de lieu, de proximité ou d’éloignement.

L’auteur de l’Épître rapporte encore : « Ils soutiennent que, depuis l’instant où la Lune paraît en croissant jusqu’au moment où elle atteint sa première moitié lumineuse, elle produit exclusivement l’humidité ; que, de cette première moitié jusqu’à la pleine lune, elle engendre la chaleur ; que, de la pleine lune jusqu’à la seconde moitié lumineuse, elle engendre la sécheresse ; et que, de cette seconde moitié jusqu’au moment où elle disparaît et se sépare du Soleil, elle engendre le froid. »

(1) L’expression «wa-ḥaddihi» ne figure pas dans le manuscrit Q. (2) Variante : le manuscrit T lit «ʿan qism ʿan ghayr qisma», tandis que le manuscrit Ṭ propose «tamyaza fî-hâ qism ʿan qism».}
وهذا تلبيسٌ منه؛ فإن الأدكنَ فيه شائبةُ البياض والسَّواد، فلذلك صدَق عليه اسمُهما؛ لأن الكيفيَّتين محسوستان فيه، فتكيُّفه بهما أوجب أن يقال عليه الاسمان. وأمَّا تقسيمُ الكواكب إلى الذُّكور والإناث، فهي قسمةٌ وضعتم فيها تمييز كلِّ نوعٍ عن الآخر بحقيقته وطبيعته وحدِّه (١)، وقلتم: البروجُ تنقسمُ إلى ذكورٍ وإناثٍ قسمةً تميَّز فيها عن قسمٍ غيرُ قسمِه (٢)، لا أنَّ حقيقتها متركبةٌ من طبيعتين ذكوريَّةٍ وأنوثيَّة بحيث يصدُقان على كلِّ برجٍ برج. فنظيرُ ما ذكرتم من الأدكن أن يكون كلُّ برجٍ ذكرًا وأنثى. فأين أحد البابين من الآخر لولا التلبيسُ والمحال؟! وأيضًا؛ فانقسامُها إلى الذُّكور والإناث انقسامٌ بحسب الطبيعة والتأثير والتأثُّر الذي هو الفعل والانفعال، وما كان كذلك لم تنقلب حقيقتُه وطبيعتُه بحسب الموضع والقُرب والبُعد. قال صاحب الرِّسالة: «وزعموا أنَّ القمرَ منذ الوقت الذي يُهِلُّ فيه إلى وقت انتصافه الأول في الضوء يكونُ فاعلًا للرطوبة خاصَّة، ومنذ وقت انتصافه الأول في الضوء إلى وقت الامتلاء يكونُ فاعلًا للحرارة، ومنذ وقت الامتلاء إلى وقت الانتصاف الثاني في الضوء يكونُ فاعلًا لليُبس، ومنذ وقت الانتصاف إلى الوقت الذي يخفى فيه ويفارقُ الشَّمس يكونُ فاعلاً للبرودة.
(١) «وحدِّه» ليست في (ق). (٢) (ت): «عن قسم عن غير قسمة». (ط): «تميز فيها قسم عن قسم».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies