Et si nous devions énumérer tous ceux, parmi les philosophes raisonnables, les naturalistes et les mathématiciens, qui ont répliqué à ces théories, la liste serait interminable. Je ne parle même pas des réfutations formulées par les théologiens spéculatifs : nous n’en saurions être satisfaits ni en agréer la majeure partie, tant elles regorgent d’entêtements, d’objections fallacieuses, de questions insipides et de longueurs stériles qui ne procurent aucun bénéfice et ne font que gaspiller le temps (1). Qu’ils eussent renoncé à cette polémique leur eût été plus profitable : ils n’ont ni défendu l’unicité et l’islam, ni infligé la moindre défaite à leurs adversaires. Allah est le seul à qui l’on demande secours, c’est en Lui que l’on place sa confiance.
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Revenons maintenant au propos de l’auteur de l’épître.
Il dit : « Ils prétendent que la Lune et Vénus sont féminines ; que le Soleil, Saturne, Jupiter et Mars sont masculins ; que Mercure est à la fois mâle et femelle, participant aux deux genres ; et que les autres astres sont tour à tour masculins ou féminins selon les configurations qu’ils présentent par rapport au Soleil.
En effet, lorsqu’ils apparaissent à l’est, précédant le Soleil et rayonnant de sa lumière, ils sont réputés masculins ; mais, lorsqu’ils se couchent à l’ouest en le suivant, ils sont considérés comme féminins. Il en va de même si l’on tient compte de leur position vis-à-vis de l’horizon : quand ils se trouvent, soit du côté s’étendant de l’Orient au milieu du ciel, soit du côté allant de l’Occident jusqu’au point diamétralement opposé au milieu du ciel (2), sous la terre, ils sont tenus pour masculins ; car, placés à l’est, ils se situent dans la zone où souffle le vent d’est (ṣabâ), et lorsqu’ils sont dans les deux quadrants…»