une élévation vers le nord et un abaissement vers le sud, et ainsi de suite.
J’ai donc le dessein d’abréger ici le propos, de répondre à ton indication et, selon ton souhait, de rédiger à ce sujet une épître où je recenserai ce qui a été dit, dans la science des jugements astrologiques, touchant les principes véritables, métaphoriques, imaginaires ou erronés, ainsi que les branches et les résultats (1) qui procèdent de ces principes. J’y distinguerai le licite de l’impossible, le proche du lointain. Je ne rejette pas la science des jugements en bloc, comme la rejette celui qui l’ignore, et je n’en accepte pas (2) toutes les assertions, comme l’accepte celui qui n’en saisit pas la portée ; j’exposerai plutôt le champ de l’acceptation et du rejet dans ce qui est accepté [et du rejeté], le domaine de la suspension et de la permission, ce qui revient à l’astrologue (3), ce qui relève de l’astrologie et ce qui procède des deux.
Je te montrerai encore que, si un homme [seul] pouvait saisir par la connaissance la configuration de tout ce que renferme la sphère céleste (4), il embrasserait nécessairement tout ce qu’elle contient, car c’est d’elle que procèdent les causes. Mais une telle chose est impossible, d’une impossibilité extrême ; et la partie qu’il est possible d’appréhender ne suffit pas (5) pour fonder un jugement, car l’autre partie, inconnue, peut contredire la partie connue dans son verdict et annuler ce qu’elle implique. Ainsi le rapport du connu à l’inconnu dans les jugements est-il comparable au rapport du connu à l’inconnu dans les causes, et cela suffit à montrer combien la chose est éloignée.» Fin de sa parole (6).