Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

une élévation vers le nord et un abaissement vers le sud, et ainsi de suite.

J’ai donc le dessein d’abréger ici le propos, de répondre à ton indication et, selon ton souhait, de rédiger à ce sujet une épître où je recenserai ce qui a été dit, dans la science des jugements astrologiques, touchant les principes véritables, métaphoriques, imaginaires ou erronés, ainsi que les branches et les résultats (1) qui procèdent de ces principes. J’y distinguerai le licite de l’impossible, le proche du lointain. Je ne rejette pas la science des jugements en bloc, comme la rejette celui qui l’ignore, et je n’en accepte pas (2) toutes les assertions, comme l’accepte celui qui n’en saisit pas la portée ; j’exposerai plutôt le champ de l’acceptation et du rejet dans ce qui est accepté [et du rejeté], le domaine de la suspension et de la permission, ce qui revient à l’astrologue (3), ce qui relève de l’astrologie et ce qui procède des deux.

Je te montrerai encore que, si un homme [seul] pouvait saisir par la connaissance la configuration de tout ce que renferme la sphère céleste (4), il embrasserait nécessairement tout ce qu’elle contient, car c’est d’elle que procèdent les causes. Mais une telle chose est impossible, d’une impossibilité extrême ; et la partie qu’il est possible d’appréhender ne suffit pas (5) pour fonder un jugement, car l’autre partie, inconnue, peut contredire la partie connue dans son verdict et annuler ce qu’elle implique. Ainsi le rapport du connu à l’inconnu dans les jugements est-il comparable au rapport du connu à l’inconnu dans les causes, et cela suffit à montrer combien la chose est éloignée.» Fin de sa parole (6).

(1) Les manuscrits portent «wa furûʿ natâʾij» ; la leçon retenue suit al-Muʿtabar. (2) Les manuscrits lisent «fîhi» ; nous adoptons la leçon d’al-Muʿtabar. (3) L’exemplaire T lit : «wa-lladhî min al-manhaj wa-lladhî min al-munajjim». (4) L’exemplaire T lit : «bi-kulli mâ fî l-falak» («tout ce qui se trouve dans la sphère céleste»). (5) Les manuscrits donnent «yahtadî» ; la leçon adoptée suit al-Muʿtabar. (6) Al-Muʿtabar, vol. 2, p. 232-236.
في شمالٍ وانخفاضٍ في جنوب، وغير ذلك. وكأني أريدُ أن أختصر الكلام هاهنا وأوافِقَ إشارتَك، وأعملَ بحسب اختيارك رسالةً في ذلك أذكرُ ما قيل فيها في علم أحكام النجوم من أصولٍ حقيقيَّةٍ أو مجازيَّةٍ أو وهميَّةٍ أو غلَطيَّةٍ وفروعٍ ونتائجَ (١) أُنتِجَت عن تلك الأصول، وأذكرُ الجائزَ من ذلك والممتنع، والقريبَ والبعيد، فلا أردُّ علمَ الأحكام من كلِّ وجهٍ كما ردَّه من جَهِلَه، ولا أقبلُ منه (٢) كلَّ قولٍ كما قَبِلَه من لم يَعْقِلْه، بل أوضِّحُ موضعَ القبول والردِّ في المقبول [والمردود]، وموضعَ التَّوقيف والتَّجويز، والذي من المنجِّم (٣) والذي من التنجيم، والذي منهما. وأوضِّحُ لك أنه لو أمكَن الإنسانَ [الواحدَ] أن يحيط بشكل كلِّ ما في الفلك (٤) علمًا لأحاط علمًا بكلِّ ما يحويه الفلك؛ لأنَّ منه مباداء الأسباب، لكنه لا يمكنُ ويَبْعُدُ عن الإمكان بعدًا عظيمًا؛ والبعضُ الممكنُ منه لا يهدي (٥) إلى بعض الحُكم، لأنَّ البعض الآخر المجهولَ قد يناقِضُ المعلومَ في حُكمه، ويُبْطِلُ ما يُوجِبه، فنسبةُ المعلوم إلى المجهول من الأحكام كنسبة المعلوم إلى المجهول من الأسباب، وكفى بذلك بُعدًا». انتهى كلامه (٦).
(١) في الأصول: «وفروع نتائج». والمثبت من «المعتبر». (٢) في الأصول: «فيه». والمثبت من «المعتبر». (٣) (ت): «والذي من المنهج والذي من المنجم». (٤) (ت): «بكل ما في الفلك». (٥) في الأصول: «يهتدي». والمثبت من «المعتبر». (٦) «المعتبر» (٢/ ٢٣٢ - ٢٣٦).

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