Ceux qui prétendent statuer sur le bon et le mauvais, la négation et l’affirmation, la sentence définitive et la simple éventualité (1). Il advint que certaines de leurs déclarations rencontrèrent, par hasard, la réalité : elles se révélèrent exactes, et les crédules s’y laissèrent prendre (2). Ils ne prêtèrent pourtant aucune attention aux contre-vérités qu’elles contenaient et qu’ils auraient dû réfuter (3). Bien au contraire, ils leur trouvèrent des excuses et dirent : « Ce n’est qu’un astrologue, pas un prophète ; il n’est pas tenu d’être juste en tout ce qu’il avance ! » ; puis ils plaidèrent encore sa cause en affirmant que la science est trop vaste pour qu’on en fasse complètement le tour ; s’il l’avait réellement embrassée, ajoutèrent-ils, il aurait été véridique en toute chose.
Par Allah, s’il l’avait effectivement cernée d’un savoir authentique, il aurait certes dit vrai. L’enjeu est justement de l’embrasser telle qu’elle est, et non de forger quelque hypothèse ou de se bercer d’une illusion, pour ensuite la projeter dans l’existence, l’inscrire parmi les choses créées (4), la leur attribuer et bâtir des analogies sur cette base.
Ce qui, dans cette discipline, est valable (5) et retient l’attention des gens doués de raison, ce sont des phénomènes tout autres que ces fables sans fondement : des données établies soit par indication scripturaire, soit par une véritable expérimentation, telles les conjonctions, les transits et l’opposition (6), qui relèvent des aspects célestes. Elles s’apparentent à la configuration de proximité (7) en ce que les premières marquent l’extrême rapprochement et la seconde l’extrême éloignement ; on y ajoutera le passage d’une planète errante sous une étoile fixe, ainsi que ce qui se produit (8) pour les planètes errantes : rétrogradation, marche directe et élévation (9).