comme si ce domaine demeurait à jamais la propriété du Soleil, alors même que l’astre qui l’occupe s’en va ; et ils tiennent le Cancer pour la Lune de la même manière ! Voilà, à leurs yeux, des évidences de la discipline qui ne souffrent aucune contestation : quiconque naît sous l’ascendant du Lion a le Soleil pour planète tutélaire et maître de sa maison.
Parmi les soi-disant subtilités de la science astrale figurent les degrés masculins et féminins, obscurs et lumineux, ceux qui accroissent la félicité (1) ainsi que les « degrés des influences ». Il ne s’agit pourtant que de segments du firmament qu’ils ont arbitrairement découpés – le ciel, lui, ne se laisse pas morceler – tandis que les planètes mobiles n’en finissent pas d’y entrer puis d’en sortir !
De là, ils déduisent quantité de conclusions, fondées sur le nombre des degrés et les parts du ciel, et ils affirment (2) : « Un astre “regarde” un autre astre sous l’aspect sextile lorsqu’il en est distant de soixante degrés, parce que cela représente un sixième du cercle ; il ne le regarde ni à cinquante ni à soixante-dix degrés. Pourtant, avant d’atteindre soixante, il n’en était séparé que de cinquante-cinq degrés – donc plus près –, et après, il s’en éloigne à soixante-cinq – donc plus loin –, et là, soudain, il ne “regarde” plus ! »
Je me demande bien ce que peut être ce regard. L’astre se montrerait-il tout à coup à son congénère pour ensuite se cacher ? Ou bien son rayon se mêlerait-il à celui de l’autre précisément sur une limite où il ne se mêlait ni avant ni après ?
De même, disent-ils, la quadrature vient du quart, soit quatre-vingt-dix degrés, et le trigone du tiers, soit cent vingt ; mais pourquoi, alors, n’existerait-il pas de quintile issu d’un cinquième, de septile d’un septième, ou de décile d’un dixième ?
[Et ils ajoutent] (3) : « Le Bélier est un signe chaud et sec de nature ignée, tandis que le Taureau est froid… »