Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

comme si ce domaine demeurait à jamais la propriété du Soleil, alors même que l’astre qui l’occupe s’en va ; et ils tiennent le Cancer pour la Lune de la même manière ! Voilà, à leurs yeux, des évidences de la discipline qui ne souffrent aucune contestation : quiconque naît sous l’ascendant du Lion a le Soleil pour planète tutélaire et maître de sa maison.

Parmi les soi-disant subtilités de la science astrale figurent les degrés masculins et féminins, obscurs et lumineux, ceux qui accroissent la félicité (1) ainsi que les « degrés des influences ». Il ne s’agit pourtant que de segments du firmament qu’ils ont arbitrairement découpés – le ciel, lui, ne se laisse pas morceler – tandis que les planètes mobiles n’en finissent pas d’y entrer puis d’en sortir !

De là, ils déduisent quantité de conclusions, fondées sur le nombre des degrés et les parts du ciel, et ils affirment (2) : « Un astre “regarde” un autre astre sous l’aspect sextile lorsqu’il en est distant de soixante degrés, parce que cela représente un sixième du cercle ; il ne le regarde ni à cinquante ni à soixante-dix degrés. Pour­tant, avant d’atteindre soixante, il n’en était séparé que de cinquante-cinq degrés – donc plus près –, et après, il s’en éloigne à soixante-cinq – donc plus loin –, et là, soudain, il ne “regarde” plus ! »

Je me demande bien ce que peut être ce regard. L’astre se montrerait-il tout à coup à son congénère pour ensuite se cacher ? Ou bien son rayon se mêlerait-il à celui de l’autre précisément sur une limite où il ne se mêlait ni avant ni après ?

De même, disent-ils, la quadrature vient du quart, soit quatre-vingt-dix degrés, et le trigone du tiers, soit cent vingt ; mais pourquoi, alors, n’existerait-il pas de quintile issu d’un cinquième, de septile d’un septième, ou de décile d’un dixième ?

[Et ils ajoutent] (3) : « Le Bélier est un signe chaud et sec de nature ignée, tandis que le Taureau est froid… »

(1) Al-Muʿtabar lit : « … ainsi que l’accroissement du bonheur ». La leçon retenue ici suit les Usul et le Sharh an-Nahj. (2) Les mots allant de « ce qui se déplace parmi les astres » jusqu’ici manquent dans le manuscrit Q. (3) Passage emprunté au Sharh an-Nahj ; Al-Muʿtabar et les Usul portent : « et al-Hamal (le Bélier) ».
مع انتقال السَّاكن، وكذلك السرطانُ للقمر! هذا مِن ظواهر الصِّناعة وما لا يُمارى فيه، ومَنْ طالعُه الأسدُ فالشَّمس كوكبُه وربَّةُ بيته. ومن الدقائق في الحقائق النجومية: [الدرجاتُ] المذكَّرة والمؤنَّثة، والمظلمةُ والنيِّرة، والزائدةُ في السَّعادة (١)، ودَرَج الآثار، مِن جهة أنها أجزاءُ الفلك التي قطَّعوها وما انقطعت، مع انتقال ما ينتقلُ من الكواكب إليها وعنها! ثمَّ يُنْتِجُون من ذلك نتائج الأنظار، من أعداد الدَّرَج وأقسام الفلَك، فيقولون (٢): إنَّ الكوكبَ ينظرُ إلى الكوكب من ستين درجةً نظرَ تسديس؛ لأنه سُدْسُ الفلك، ولا ينظرُ إليه من خمسين ولا سبعين، وقد كان قبل السِّتين بخمس دَرَجٍ وهو أقربُ من ستِّين وبعدها بخمس دَرَجٍ وهو أبعدُ من الستين لا يَنْظُر! فليت شِعْري ما هو هذا النظر؟! أترى الكوكبَ يظهرُ للكوكب ثمَّ يحتجبُ عنه؟! أو شعاعُه يختلطُ بشعاعه عند حدٍّ لا يختلطُ به قبله ولا بعده؟! وكذلك التربيع من الرُّبع الذي هو تسعون درجة، والتثليث من الثُّلث الذي هو مئةٌ وعشرون، فلم لا يكونُ التخميسُ من الخُمس، والتسبيع من السُّبع، والتعشيرُ من العُشر؟! [ثم يقولون] (٣): الحَمَلُ حارٌّ يابسٌ من البروج الناريَّة، والثورُ باردٌ
(١) «المعتبر»: «والزيادة في السعادة». والمثبت من الأصول و «شرح النهج». (٢) من قوله: «ما ينتقل من الكواكب» إلى هنا ساقط من (ق). (٣) من «شرح النهج». وفي «المعتبر» والأصول: «والحمل».

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