et par leurs disjonctions (1), leurs conjonctions avec certains points ou leurs séparations d’avec ces points, leurs rapprochements et leurs éloignements, leurs alignements et leurs oppositions : selon eux, ce sont bien les étoiles qui dispensent tout cela, qui l’ordonnent et le produisent ; elles seraient donc, à proprement parler, les divinités et les seigneurs, tandis que tout ce qui se trouve au-dessous d’elles ne serait qu’une masse d’esclaves soumis, les regards braqués sur elles !
Une telle croyance constitue, à l’évidence, une impiété qui les fait sortir de toutes les religions et de l’ensemble des législations révélées aux prophètes. Ils ne peuvent se maintenir parmi les fidèles des différentes confessions qu’en se dissimulant, en jouant les hypocrites et en adoptant extérieurement leurs apparences ; autrement, leur mise à mort relèverait d’une nécessité reconnue dans chaque communauté, car ils en sont la vermine et les ennemis déclarés.
C’est aussi un délire qui a fait rire les esprits sensés, au point que même des philosophes ne croyant ni en Allah ni au Jour dernier — tels Al-Fârâbî et Ibn Sînâ (2) ainsi que d’autres penseurs avisés — les ont réfutés, se sont moqués d’eux, ont tenu leur raison pour faible et les ont accusés de zaraq et de zarjanah (3), autrement dit de prestidigitation et de fourberie.
Le meilleur des philosophes musulmans postérieurs, Abû l-Barakât al-Baghdâdî (4), les a lui aussi réfutés.