jusqu’à la pleine lune en plus grand nombre ; ils remontent alors plus visiblement des profondeurs des mers et des marécages. Après la plénitude et jusqu’à la conjonction, ils regagnent ces profondeurs, et la quantité de poisson gras qu’on voit pendant la première moitié du mois dépasse celle qu’on observe dans la seconde.
Il en va de même des animaux fouisseurs de la terre (1) : ils sortent de leurs terriers beaucoup plus souvent durant la première quinzaine que durant la seconde.
Les pépiniéristes affirment, quant à eux, que si l’on plante arbres et boutures alors que le croissant gagne en lumière, leur reprise, leur développement et la rapidité de leur croissance sont plus complets (2) que lorsqu’on les plante durant la nouvelle lune, quand la clarté a disparu.
De même, des aromates, légumes et herbes poussent davantage et se développent plus vite de la conjonction jusqu’à la plénitude ; durant la seconde quinzaine, c’est l’inverse.
Les concombres arméniens, les courges, les concombres ordinaires et les melons, eux aussi, connaissent une croissance remarquable quand la lumière lunaire augmente ; autour du milieu du mois, au moment de la pleine lune, cette croissance devient si importante que la différence se perçoit d’un seul jour à l’autre.
Les sources jaillissantes (3) voient également leur débit croître pendant la première moitié du mois et diminuer durant la seconde (4).