car la chaleur attire l’humidité ; et lorsque l’humidité est entraînée vers le côté méridional, la partie septentrionale se trouve nécessairement dégagée, devenant le lieu d’établissement des êtres terrestres, tandis que le Sud, plus humide des deux versants, recèle les eaux les plus abondantes et sert d’habitat aux créatures aquatiques.
Quant aux régions qui, dans l’hémisphère Nord, correspondent à la verticale de l’apogée solaire, elles ne sont nullement brûlées ; elles demeurent tempérées en raison de l’éloignement du soleil par rapport à la terre.
Ainsi, du faible écart qui sépare la distance minimale du soleil à la terre de sa distance maximale, il résulte que le versant méridional est ardent tandis que le versant septentrional reste modéré. Si le soleil se trouvait dans la sphère des planètes (1), le monde périrait (2) de froid extrême ; et si l’on supposait qu’il descendît jusqu’à la sphère de la lune, ce monde serait consumé par le feu.
La sagesse du Tout-Puissant, de l’Omniscient, du Sage, a donc voulu placer le soleil au milieu des sept astres errants, faisant de la modération de son mouvement et de sa distance équilibrée la cause de l’équilibre de ce monde ; Il a fait de ses rapprochements et éloignements, de ses élévations et déclinaisons, la cause des saisons, qui assurent l’ordre et l’intérêt de la création. Béni soit Allah, Seigneur des mondes, le Meilleur des créateurs.
Quant aux habitants de la première zone, parce qu’ils se trouvent à proximité du point faisant face au périgée solaire, la chaleur de leur atmosphère est intense ; il va donc de soi qu’ils sont plus noirs que ceux qui vivent sur la ligne équatoriale (3).