, dans la partie la plus équilibrée de la terre ; aussi son expansion se fit-elle vers l’Orient et l’Occident bien davantage que vers le Sud ou le Nord. C’est pourquoi, lorsque la terre lui fut repliée et qu’il en contempla les confins orientaux et occidentaux, il annonça à sa communauté que sa domination se déploierait justement dans ces deux quarts, car ils représentent la zone la plus équilibrée du globe et leurs habitants sont les êtres les plus accomplis, aussi bien de corps que de caractère. La perfection se manifesta donc pour lui dans le Livre, la religion, les compagnons, la Loi, les pays et les royaumes. Que les bénédictions et la paix de Dieu soient sur lui.
Si l’on objecte : « Vous avez pourtant préféré la quatrième zone à toutes les autres (1), alors qu’aucun médicament n’y naît, sauf sous une forme affaiblie ; ce sont les autres zones qui produisent les remèdes. »
Nous répondrons : voilà justement l’un des indices les plus évidents de sa supériorité, car la nature d’un remède n’est jamais équilibrée ; si elle l’était, il s’agirait d’un aliment, non d’un médicament. Or, ce qui s’écarte de l’équilibre ne peut apparaître que dans des régions elles-mêmes déséquilibrées.
Il en va de même pour la course du soleil au-dessus des contrées qu’il surplombe : là où il atteint son périgée, au plus près de la terre, c’est-à-dire dans les plaines méridionales, ces lieux deviennent des fournaises où nul être vivant ne peut se former.
C’est pourquoi, et Dieu le sait mieux, la plupart des mers (2) se trouvent au Sud (3) plutôt qu’au Nord ; car, lorsque le soleil est à son périgée, il se rapproche de la terre, tandis qu’à l’apogée il s’en éloigne, et, lorsqu’il se rapproche de la terre, l’effet s’intensifie