De même, nous ne contestons pas que les quatre saisons du monde soient liées aux mouvements du Soleil et à son passage dans les signes du zodiaque.
Nous ne contestons pas non plus que, les Noirs ayant pour habitat la zone comprise entre la ligne équinoxiale et la latitude voisine du tropique du Cancer (1) et le Soleil passant au samt (zénith) (2) au-dessus de leur tête une ou deux fois par an, leur peau se soit assombrie, leur chevelure soit devenue frisée et leur humidité naturelle se soit raréfiée ; il en est résulté une complexion altérée, des mœurs dégradées et une intelligence affaiblie.
Quant à ceux dont la demeure est plus proche du tropique du Cancer, le noircissement y est moindre, leurs tempéraments sont plus équilibrés, leurs mœurs meilleures (3) et leur corps mieux proportionné (4), tels les habitants de l’Inde, du Yémen, de certaines contrées occidentales, ainsi que la totalité des Arabes (5).
À l’inverse, pour ceux qui résident sur le tropique du Cancer jusqu’aux latitudes correspondant à la constellation de la Grande Ourse, le Soleil n’est jamais exactement au-dessus de leur tête, sans s’en éloigner non plus de façon excessive ; ils ne connaissent donc ni chaleurs intenses ni froids rigoureux. Leur teint est intermédiaire, leur corps bien proportionné et leur caractère vertueux (6), comme on l’observe chez les habitants de la Syrie et de l’Irak.