ou de la nature, ni d’aucune autre qualité.
Deuxièmement, déduire la nature d’un astre de sa seule couleur (1) est un argument extrêmement faible : la chaux vive, le sal ammoniac (2), l’arsenic, les deux sublimés de mercure (3) et le soufre sont d’une blancheur éclatante, alors que leur tempérament est d’une chaleur extrême.
Troisièmement, les couleurs réelles des planètes ne sont pas celles que vous avez décrites.
Ainsi, Saturne affiche une teinte gris plomb, bien différente d’un poussiéreux jaunâtre ou d’un noir pur.
Quant à Jupiter, il ne fait aucun doute (4) que son blanc l’emporte sur sa nuance jaunâtre ; selon votre principe, son froid devrait donc dominer sa chaleur, ce qu’ils refusent d’admettre.
Quant à Vénus, elle ne présente absolument aucune nuance jaune ; c’est au contraire une légère teinte bleutée qui apparaît nettement (5), d’où il résulte qu’elle serait, d’après votre méthode, pleinement froide.
Quant à Mars, si sa chaleur (6) est attribuée à la ressemblance de sa couleur avec celle du feu, la similitude entre le Soleil (7) et le feu est plus parfaite encore ; il faudrait donc que la chaleur et l’ardeur du Soleil soient plus fortes que