Quant à Vénus, nous voyons que sa teinte s’apparente à un mélange de blanc et de jaune ; or le blanc renvoie à la nature du phlegme, caractérisée par le froid et l’humidité, tandis que le jaune renvoie à la chaleur. Comme la part de blanc y domine sa nuance jaunâtre, nous en avons déduit que le froid et l’humidité y prédominent.
Quant à Jupiter, sa tonalité jaunâtre étant plus prononcée que celle de Vénus, sa chaleur dépasse celle de Vénus tout en demeurant d’une parfaite modération (1).
Quant à la Lune, elle est blanche, voilée d’une légère grisaille ; cette blancheur témoigne de la froideur (2).
Quant à Mercure, nous l’apercevons sous des colorations variées (3) : tantôt verdâtre, tantôt terreuse, tantôt d’une autre nuance encore, et cela à différentes périodes, alors même qu’il se trouve à la même hauteur sur l’horizon. Nous avons donc soutenu que, puisqu’il se prête à divers coloris, il doit posséder des tempéraments multiples ; toutefois, la teinte terreuse l’emportant le plus souvent, nous avons conclu que sa nature incline vers l’élément terre et la sécheresse.
Or ce raisonnement se révèle infondé à plusieurs égards (4) : le premier est que le partage de certaines propriétés n’implique pas nécessairement le partage de l’essence.