aucun des deux arguments (1) qui nous avaient fourni un indice sur la nature de Mercure ; bien au contraire, ce que l’on constate chez elles est tout l’inverse (2) : elles restent, la plupart du temps, fort éloignées du Soleil, et leur orbe est la plus distante de toutes les sphères planétaires par rapport à la sphère de la Lune.
Ils ajoutent : « Les astres qui se trouvent dans la constellation d’al-ʿAwāʾ (3) ressemblent parfois à Mercure et à Saturne, et, à d’autres moments, à Jupiter et à Mars. »
Je dis : Vos érudits (4) ont appuyé la diversité des tempéraments planétaires sur la diversité de leurs couleurs. Ils ont ainsi déclaré : « Saturne présente une teinte gris-brune et sombre (5) ; nous en avons donc conclu qu’il appartient à la complexion de la bile noire, laquelle est froide et sèche, car cette bile se manifeste, parmi les colorations, par la grisaille. »
Quant à Mars, sa couleur évoque celle du feu ; il n’est donc pas étonnant que nous ayons affirmé que sa nature est chaude et sèche.
Quant au Soleil, il est chaud et sec pour deux raisons : la première est que sa couleur tire vers le rouge ; la seconde, que nous savons d’évidence (6) qu’il réchauffe les corps et dessèche les humidités.