Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

y parvient, sans qu’il faille pour autant qu’il ait un roi parmi ses ancêtres ni qu’il soit lui-même fils de roi. Comment se fait-il donc que l’horoscope royal, commun à plusieurs enfants, se soit attaché à lui seul ?!

Aussi la plupart d’entre vous, se référant littéralement au texte de Ptolémée, examine le tempérament du nouveau-né et la profession qui lui conviendrait ; vous décidez que le fils de roi est destiné au trône et que le fils du barbier-saigneur exercera la saignée. Mais si leurs deux horoscopes coïncident, vous concluez que le fils du barbier devancera tous les autres dans la direction de son métier et y régnera comme un roi.

Or l’observation sensible et la réalité concrète sont vos plus irréfutables démentis : que d’hommes ont conquis la royauté sans être issus de lignées royales ni sans que leur horoscope y dispose, et que de fils de roi, que leur ascendant — selon vous — désignait pour la couronne, en ont pourtant été privés !

Il en va de même dans les domaines autres que la royauté : tel horoscope est censé promettre qu’un nouveau-né sera un savant sage ou un artisan hors pair, et pourtant, que de fois la réalité l’a contredit ! Le savoir, la sagesse et l’excellence professionnelle sont allés à d’autres que les détenteurs d’un tel ascendant.

Voilà la réfutation la plus évidente de vos affirmations ; et c’est Allah que l’on implore pour obtenir secours.

L’auteur de l’épître poursuit :

« Parmi ces assertions (1), ils disent encore : “Les planètes errantes sont plus nobles que les fixes et manifestent plus clairement leur influence dans le monde ; chacune des étoiles fixes n’accomplit qu’une seule action, dont elle ne se départ jamais, sans jamais devenir soit néfaste soit bénéfique. Quant à Mercure — qui (2) appartient aux planètes errantes — il n’a pas de tempérament déterminé : il est maléfique lorsqu’il se joint aux maléfiques et bénéfique lorsqu’il se joint aux bénéfiques.” »

(1) Il s’agit là de l’une de leurs affirmations les plus choquantes, souvent brandie comme preuve de leur contradiction interne. Les manuscrits T et Q lisent : « après cela », tandis que le manuscrit Ṭ propose : « et plus encore ». La leçon retenue ici paraît la plus plausible. (2) Les manuscrits de base portent simplement : « huwa » (« il »).
من الناس، ولا يلزمُ أن يكون في آبائه مَلِكٌ ولا يكون ابنَ مَلِك، فما بال طالع المُلك المشتَرك بين عدَّة أولادٍ خَصَّ هذا وحدَه؟! حتى إنَّ أكثركم ينظرُ بنصِّ بَطْليموس إلى جنس المولود وما يصلحُ له، فيحكمُ على ابن المَلكِ بالمُلك، وعلى ابن الحجَّام بالحِجامة، فإن كان طالعُهما واحدًا حكم بتقدُّم ابن الحجَّام في رياسةِ صناعتِه وكونِه كمَلكِهم. ومعلومٌ أنَّ الحِسَّ والوجودَ أكبرُ المكذِّبين لكم في هذه الأحكام، فما أكثرَ من نال المُلكَ وليس هو من أبناء الملوك البتة، ولا كان طالعُه يقتضي ذلك، وحُرِمَه من يقتضيه طالعُه بزعمكم ممَّن أبوه مَلِك! وكذلك الكلامُ في غير المُلك من الطالع الذي يقتضي كونَ المولود حكيمًا عالمًا، أو حاذقًا في صناعته، كم قد أخلَف وحصَل العلمُ والحكمةُ والتقدُّمُ في الصِّناعة لغير أرباب ذلك الطالع! وفي ذلك أبينُ تكذيبٍ لكم وإبطالٍ لقولكم، والله المستعان. قال صاحبُ الرِّسالة: «ومن ذلك (١): قولهم: إنَّ الكواكبَ المتحيِّرةَ أجلُّ من الثوابت، وأبينُ تأثيرًا في العالَم، وإنَّ كلَّ واحدٍ من الكواكبِ الثابتة يفعلُ فعلًا واحدًا لا يزولُ عنه من غير أن يَنْحَسَ أو يُسْعِد، وإنَّ عطارد ــ وهو (٢) من الكواكب المتحيِّرة ــ ليس له طبْعٌ يُعْرَف، وأنه نحسٌ إذا قارن النُّحوس، وسعدٌ إذا قارن السُّعود.
(١) مما يستبشَع من أقوالهم ويستَدلُّ به على مناقضتهم. وفي (ت، ق): «ومن بعد ذلك». (ط): «وأبعد من ذلك». والمثبت أشبه. (٢) في الأصول: «هو».

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