y parvient, sans qu’il faille pour autant qu’il ait un roi parmi ses ancêtres ni qu’il soit lui-même fils de roi. Comment se fait-il donc que l’horoscope royal, commun à plusieurs enfants, se soit attaché à lui seul ?!
Aussi la plupart d’entre vous, se référant littéralement au texte de Ptolémée, examine le tempérament du nouveau-né et la profession qui lui conviendrait ; vous décidez que le fils de roi est destiné au trône et que le fils du barbier-saigneur exercera la saignée. Mais si leurs deux horoscopes coïncident, vous concluez que le fils du barbier devancera tous les autres dans la direction de son métier et y régnera comme un roi.
Or l’observation sensible et la réalité concrète sont vos plus irréfutables démentis : que d’hommes ont conquis la royauté sans être issus de lignées royales ni sans que leur horoscope y dispose, et que de fils de roi, que leur ascendant — selon vous — désignait pour la couronne, en ont pourtant été privés !
Il en va de même dans les domaines autres que la royauté : tel horoscope est censé promettre qu’un nouveau-né sera un savant sage ou un artisan hors pair, et pourtant, que de fois la réalité l’a contredit ! Le savoir, la sagesse et l’excellence professionnelle sont allés à d’autres que les détenteurs d’un tel ascendant.
Voilà la réfutation la plus évidente de vos affirmations ; et c’est Allah que l’on implore pour obtenir secours.
L’auteur de l’épître poursuit :
« Parmi ces assertions (1), ils disent encore : “Les planètes errantes sont plus nobles que les fixes et manifestent plus clairement leur influence dans le monde ; chacune des étoiles fixes n’accomplit qu’une seule action, dont elle ne se départ jamais, sans jamais devenir soit néfaste soit bénéfique. Quant à Mercure — qui (2) appartient aux planètes errantes — il n’a pas de tempérament déterminé : il est maléfique lorsqu’il se joint aux maléfiques et bénéfique lorsqu’il se joint aux bénéfiques.” »