Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

tandis qu’elle chevauche un chameau.

D’autres la représentent assise, la chevelure dénouée : de la main gauche, elle tient le bout de ses tresses, et de la droite un miroir dans lequel elle se contemple (1). Sa robe est teinte de couleurs vives (2), et elle porte collier, bracelets et anneaux de cheville.

Quant au Soleil et à la Lune, ils sont les deux indicateurs du pouvoir royal. L’image du Soleil est celle d’un homme s’appuyant de la main droite sur un bâton, tenant de la gauche une masse d’armes (3), juché sur un char que tirent quatre tigres. D’autres disent : c’est un homme assis, retenant les quatre rênes de chevaux, le visage semblable à un disque enflammé (4).

Ils ajoutent : les indices du règne ne sont pas, en eux-mêmes, ceux des métiers, pas plus que les indices (5) des métiers ne sont ceux du règne. Il se peut qu’ils annoncent quelque forme de direction, mais la royauté est plus particulière que le simple commandement. De façon générale, chacune des planètes dénote, sans exception, une forme de préséance dans un domaine donné.

On demandera donc : que dire si les signes de la royauté (6) apparaissent dans l’horoscope d’un nouveau-né qui n’a, en réalité, aucun lien avec la royauté ? La plupart des enfants, en effet, n’accèdent jamais au trône ; seul l’un d’entre eux

(1) Le Sirr al-maktum indique : « une autre femme la contemple », ce qui est fautif. Dans Asrar at-talasimat de Ptolémée (f° 4 b), on lit : « dans sa main droite, une pomme ». (2) Le Sirr al-maktum ajoute : « et ses vêtements sont verts ou jaunes ». (3) Les manuscrits de base portent « harz », lecture corrompue ; la correction suit le Sirr al-maktum. Asrar at-talasimat propose trois variantes : « maqraʿa » (massue), « narjis » (narcisse) et « tirs » (bouclier). (4) La Lune n’est pas mentionnée. Son image, selon eux : un homme tenant de la main droite son encrier, de la gauche deux triangles comme s’il calculait, coiffé d’un diadème, monté sur un char tiré par quatre chevaux (Sirr al-maktum, p. 58). Asrar at-talasimat lui attribue encore quatre autres représentations. (5) Les manuscrits T et Q lisent : « wa-dalāʾil » (« et des indices »). (6) Le manuscrit T lit : « dalālat al-mulk » (« indication de la royauté »).
ومنهم من يقول: امرأةٌ جالسةٌ مُرخاةُ الشَّعر، ذوائبُها بيسراها وباليمنى مرآةٌ تنظرُ فيها (١)، مُصبغةُ الثوب (٢)، وعليها طوقٌ وأسْوِرةٌ وخلاخِل. وأمَّا الشَّمس والقمرُ، فهما الدَّالَّان على المُلْك، فالشَّمسُ صورتُها صورةُ رجلٍ بيده اليمنى عصا يتوكَّأ عليها، وباليسرى مِرْزبَّة (٣)، راكبٌ عجلةً تجرُّها أربعةُ نمور. ومنهم من يقول: صورتُها صورةُ رجلٍ جالسٍ قابضٍ على أربعةِ أعِنَّة أفراس، ووجهه كالطَّبق يلتهبُ نارًا (٤). قالوا: ودلائلُ المُلْك ليست بأعيانها هي دلائل الصِّناعات، ولا دلائل (٥) الصِّناعات هي دلائل المُلك، بل قد يجوزُ أن تدلَّ على رياسةٍ ما إلا أن المُلكَ أخصُّ من الرياسة، ولكلِّ واحدٍ من الكواكب على الإطلاق دلالةٌ على رياسةٍ ما في معنى من المعاني. فيقال: أرأيتم إن حصلت أدلَّةُ المُلك (٦) في طالع مولودٍ ليس من المُلك في شيء، بل أكثرُ المولودين لا ينالون المُلكَ البتة، وإنما ينالُه واحدٌ
(١) «السر المكتوم»: «امرأة أخرى تنظر إليها». وهو خطأ. وفي «أسرار الطلسمات» لبطليموس (ق: ٤/ب): «وبيدها اليمنى تفاحة». (٢) «السر المكتوم»: «وفي ثيابها خضرةٌ أو صفرة». (٣) في الأصول: «حرز». وهو تحريف. والمثبت من «السر المكتوم». وفي «أسرار الطلسمات»: «مقرعة، نرجس، ترس» في ثلاث صور. (٤) لم يذكر القمر. وصورته عندهم: صورة إنسانٍ ممسكٍ بيمناه محبرته، وبيسراه مثلَّثين، كأنه يحسُب، وعلى رأسه كالتاج، وهو على عجلةٍ تجرها أربعةٌ من الأفراس. «السر المكتوم» (٥٨). وذكر في «أسرار الطلسمات» له أربع صورٍ أخرى. (٥) (ت، ق): «ودلائل». (٦) (ت): «دلالة الملك».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies