Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Quant à l’outil, il relève de Mars ; le plus souvent il est en fer ou accompagné de fer (1). Aussi le représentent-ils sous les traits d’un jeune homme brandissant, de la main droite, une épée nue, tenant de la gauche une tête humaine (2), juché sur un lion et vêtu d’un manteau rouge flamboyant. D’autres le décrivent le crâne ceint d’un casque ovoïde, une hache à double tranchant (tabarzîn) dans la main gauche (3), drapé d’un lambeau écarlate et monté sur un cheval gris clair.

La connaissance est attribuée à Mercure ; on le figure donc sous les traits d’un jeune homme tenant, de la main droite, un serpent, et de la gauche une tablette qu’il lit, chevauchant un paon. Certains le représentent plutôt comme un homme assis sur un siège, un Coran à la main qu’il lit, toujours monté sur un paon (4), la tête couronnée et vêtu d’habits chamarrés (5).

Les ornements, les motifs décoratifs et tout ce qui s’y rattache relèvent de Vénus ; on la décrit alors comme une belle femme, tenant devant elle un luth (mizhar) sur lequel elle joue (6), tandis qu’elle chevauche un chameau.

(1) La phrase n’est pas fixée dans les manuscrits ; il y a sans doute une lacune. Les copies Q et D lisent : « wa-l-ʾâla li-l-marrîkh ʾilayhâ takûnu ʿalâ-l-ʾakthar ʾimmâ ḥadîd wa-ʾimmâ muṣâḥaba li-l-ḥadd » ; le manuscrit T : « fa-l-ʾâla l-marrîkh al-binâ takûnu ʿalâ-l-ʾakthar ʾimmâ ḥadîdan wa-ʾimmâ muṣâḥaba li-l-ḥadd » ; l’édition Ṭ : « wa-l-ʾâla li-l-marrîkh allatî yushîru ʾilayhâ takûnu ʿalâ-l-ʾakthar ʾimmâ ḥadîdan wa-ʾimmâ muṣâḥaba li-l-ḥadîd ». Cette dernière formule paraît être une intervention de l’éditeur ; la leçon que nous adoptons rétablit la cohérence du passage. (2) Les manuscrits portent « sinân » ; la leçon retenue, empruntée à Sirr al-maktûm, p. 57, paraît plus adéquate. (3) Il s’agit d’une hache que le cavalier accroche à la selle, terme d’origine persane arabisé. Cf. al-Muʿarrab de Jawâliqî, p. 276 ; Qaṣd al-sabîl, 2/252. (4) Du passage « wa-huwa râkib ʿalâ ṭâwûs » jusqu’ici, le manuscrit Q présente une lacune due à un saut du copiste. (5) Sirr al-maktûm, p. 58, lit : « ʿalayhi thiyâb khuḍr wa-ṣufr » (il porte des vêtements verts et jaunes). (6) al-mizhar : le ʿûd, instrument à cordes. Al-Muʿjam al-wasîṭ, entrée « z-h-r ». Sirr al-maktûm mentionne « barbaṭ », qui désigne le même instrument.
فالآلةُ للمرِّيخ، وتكونُ ــ على الأكثر ــ إمَّا حديدًا وإمَّا مصاحبةً للحديد (١)، ولذلك يقولون: صورتُه صورةُ شابٍّ بيمناه سيفٌ مسلول، وبيسراه رأسُ إنسان (٢)، وهو راكبٌ أسدًا، وثيابه حُمْرٌ تَلْهَب. وآخرون منهم يقولون: على رأسه بيضةٌ، وبيسراه طَبَرْزِين (٣)، وعليه خرقةٌ حمراء، وهو راكبٌ فرسًا أشهَب. والمعرفةُ لعطارد، ولذلك يقولون: صورتُه صورةُ شابٍّ بيمناه حيَّة، وبيسراه لوحٌ يقرؤه، وهو راكبٌ على طاووس. ومنهم من يقول: صورتُه صورةُ رجلٍ جالسٍ على كرسيٍّ، بيده مصحفٌ يقرؤه، وهو راكبٌ على طاووس (٤)، وعلى رأسه تاج، وثيابه ملوَّنة (٥). والتزاويقُ والنقوشُ وما شاكلَ ذلك للزُّهَرة، ولذلك يقولون: صورتُها صورةُ امرأةٍ حسناء، بين يديها مِزْهَرٌ تضربُ به (٦)، وهي راكبةٌ على جمل.
(١) العبارة غير محررة في الأصول. ولعلَّ فيها سقطًا. ففي (ق، د): «والآلة للمريخ إليها تكون على الأكثر إما حديد وإمَّا مصاحبة للحد». (ت): «فالآلة المريخ البنا تكون على الأكثر إمَّا حديدا وإمَّا مصاحبة للحد». (ط): «والآلة للمريخ التي يشير إليها يكون على الأكثر إمَّا حديدا وإمَّا مصاحبة للحديد»، ولعله من تصرف الناشر. وبما أثبتُّ يستقيم السياق. (٢) في الأصول: «سنان». والمثبت من «السر المكتوم» (٥٧) أشبه. (٣) وهو فأسٌ يعلِّقه الفارسُ في سرج جواده. فارسيَّةٌ معرَّبة. انظر: «المعرب» للجواليقي (٢٧٦)، و «قصد السبيل» (٢/ ٢٥٢). (٤) من قوله: «وهو راكب على طاووس» في الموضع الأول إلى هنا سقط من (ق)؛ لانتقال النظر. (٥) «السر المكتوم» (٥٨): «وعليه ثيابٌ خضرٌ وصفر». (٦) المِزْهَر: العُود، من آلات الطرب. «المعجم الوسيط» (زهر). وفي «السر المكتوم»: «بَرْبَط». وهو المزهر.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies