Ce phénomène n’a donc pas pour origine une entité féminine qui l’aurait voulu et produit.
Vous alliez ainsi, à votre ignorance des lois de la nature et à vos mensonges sur l’ordre de la création, une parole fausse portée contre Dieu et contre Ses créatures.
Ce qui étonne vraiment, c’est qu’un homme se réclamant de la raison et du savoir puisse laisser son intelligence prêter l’oreille à vos impossibilités et à vos élucubrations ! Mais tout ce qui reste inconnu impressionne…
Lorsque l’un des vôtres se crut subtil en parlant de la hayûlâ (matière première), prétendant qu’elle est femelle, que la sûra (forme) est mâle et qu’un même corps renferme à la fois le mâle et la femelle, il fit rire les philosophes sensés ; car leur chef et premier maître (1) affirme clairement, dans son ouvrage « Des animaux », que la hayûlâ, dans le corps (2), tient le rôle du mâle.
Si vous dites : « Cela va encore dans notre sens ; car si, pour lui, la hayûlâ est comparable au mâle, alors la forme est femelle ; un même corps serait donc pour partie mâle et pour partie femelle », nous répondrons ceci :
Les partisans de la composition des êtres (3) à partir de la hayûlâ et de la sûra n’ont jamais prétendu que l’une soit distincte de l’autre, comme vous le soutenez à propos des différentes zones du firmament. À leurs yeux, hayûlâ et sûra se sont unies pour ne former qu’une seule réalité ; désigner l’une de manière sensible revient ipso facto à désigner l’autre. Vous, en revanche, avez séparé la partie « mâle » du ciel (4) de sa partie « femelle », tant dans la disposition que dans la réalité, si bien que montrer l’une n’est pas montrer l’autre.