C’est pourquoi la détermination du sexe est indissociable du terme de la vie, de la subsistance, du bonheur et du malheur : l’ange chargé de l’embryon demande la permission de son Seigneur et Créateur en disant : « Ô Seigneur, sera-t-il garçon ou fille ? Heureux ou malheureux ? Quelle sera sa subsistance ? Quel sera son terme ? » Dieu décrète ce qu’Il veut et l’ange l’inscrit.
Pour un examen approfondi de cette question, il est un autre lieu plus approprié que celui-ci ; nous l’avons traitée de façon exhaustive dans notre ouvrage intitulé « Ar-Rûh wa-n-Nafs, leurs états, leur infortune, leur félicité et leur demeure après la mort » (1).
Notre but, ici, est de discuter les théories des ahkâmiyyûn, ces astrologues qui prétendent tirer des jugements des astres, de montrer leur incohérence et de prouver qu’elles relèvent davantage de l’impossible et de l’imaginaire que de la science et de la réalité.
Quant à l’argument avancé par votre défenseur – à savoir que, lorsque le soleil est exactement au-dessus de nos têtes, prévalent la chaleur et la sécheresse, propriétés de la nature masculine, tandis que, lorsque la lune occupe cette position, dominent le froid et l’humidité, propriétés de la nature féminine –,
nous répondons : rien de tout cela ne prouve, de quelque manière que ce soit, la féminité de la lune ni la masculinité du soleil. Le froid et l’humidité proviennent aussi de l’éloignement du soleil du zénith, de son inclinaison par rapport à la verticale et de son passage dans les constellations septentrionales, que la lune soit ou non à la verticale. Suivant votre raisonnement, la cause de ce froid devrait donc être féminine – ce qu’aucun esprit sensé ne saurait admettre. Les causes en sont, en réalité, purement naturelles : le refroidissement de l’air, sa condensation et l’affaiblissement (2) de l’action du soleil dans la dissolution des vapeurs génératrices de chaleur, du fait de son éloignement du zénith.