Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

pour la semence (1), qui devient alors plus abondante ; or, plus la semence est abondante, moins la « cuisson » interne parvient à maturité. Pour cette même raison, la semence des mâles est plus humide, et le sang des règles, par nature, est lui aussi plus humide lorsqu’il s’écoule.

Je dis : par « semence » il entend l’eau qui provient de l’homme.

Il poursuit : pour cette même cause, le flux menstruel des femmes est, par tempérament, plus important durant la décroissance des croissants lunaires, car ces jours-là sont plus froids que le reste du mois et, en même temps, plus humides ; la lumière lunaire est réduite et la chaleur moindre. Le soleil, observe-t-il, produit l’été et l’hiver dans le cours de chaque année (2), tandis que la lune accomplit ce cycle chaque mois.

Réfléchis donc aux propos de cet homme : il ne s’est nullement interrogé sur la masculinité ou la féminité de la lune, pas plus qu’il n’a invoqué cet aspect. Il s’est contenté de renvoyer aux phénomènes naturels qui régissent les êtres corruptibles ; il a expliqué l’influence des deux luminaires sur l’humidité, la sécheresse, la chaleur et le froid, et a vu dans cette influence une incidence sur la naissance de garçons ou de filles, sans faire intervenir les astres ni les constellations.

Bien que son discours paraisse plus rationnel que celui des astrologues, il n’en demeure pas moins erroné sous de nombreux aspects établis par les sens, la raison et les récits des prophètes (3). En vérité, aucune preuve ne montre que la venue d’un garçon ou d’une fille dépende d’une cause naturelle ; tout relève exclusivement de la volonté du Créateur, du Façonneur, de Celui qui « accorde à qui Il veut des filles et à qui Il veut des fils ; ou bien Il les associe, leur donnant fils et filles, et Il rend stérile qui Il veut. Il est certes Omniscient et Tout-Puissant » (49-50, Ash-Shûrâ), « Lui qui a donné à chaque chose sa création, puis l’a guidée » (Tâ-Hâ, 50).

(1) Le manuscrit T lit : « al-nazʿ » ; il en est de même aux occurrences suivantes. (2) Le manuscrit T lit : « nadhir ». Cette leçon est absente des témoins D et Q ; la lecture adoptée provient de l’édition Ṭ. (3) Voir supra, p. 737-738.
الزرعُ (١) أكثر، وكلَّما كَثُرَ الزرعُ يكونُ الطَّبخُ غيرَ نضيج، ولحالِ هذه العلة يكونُ زرعُ الذُّكور أرطب، ويكونُ دمُ طَمْثِ النساء من قِبَل الطِّباع عند خروجه أرطبَ أيضًا. قلت: ومراده بالزرع الماءُ الذي يكونُ من الرجل. قال: ولحالِ هذه العلة يكونُ طمثُ النساء من قِبَل الطِّباع في نقص الأهلَّة أكثر؛ لأنَّ تلك الأيامَ أبردُ من سائر أيام الشَّهر، وهي أرطبُ أيضًا؛ لنقص الأهلَّة وقلة الحرارة، والشَّمس تصير (٢) الصيفَ والشتاء في كلِّ سنة، فأمَّا القمرُ فيفعل ذلك في كلِّ شهر. فتأمَّل كلامَ الرجل، فإنه لم يتعرَّض لكون القمر ذكرًا ولا أنثى، ولا أحال على ذلك، وإنما أحال على الأمور الطبيعية في الكائنات الفاسدات، وبيَّن تأثيرَ النيِّرين في الرُّطوبة واليُبوسة والحرارة والبرودة، وجعَل لذلك تأثيرًا في الإذكار والإيناث، لا للنجوم والطوالع. ومع أنَّ كلامه أقرب إلى العقول من كلام المنجِّمين، فهو باطلٌ من وجوهٍ كثيرةٍ معلومةٍ بالحسِّ والعقل وأخبار الأنبياء (٣)؛ فإنَّ الإذكارَ والإيناثَ لا يقومُ عليه دليل، ولا يستندُ إلى أمرٍ طبيعي، وإنما هو مجرَّدُ مشيئة الخالق الباراء المصوِّر الذي ﴿يَهَبُ لِمَنْ يَشَاءُ إِنَاثًا وَيَهَبُ لِمَنْ يَشَاءُ الذُّكُورَ (٤٩) أَوْ يُزَوِّجُهُمْ ذُكْرَانًا وَإِنَاثًا وَيَجْعَلُ مَنْ يَشَاءُ عَقِيمًا إِنَّهُ عَلِيمٌ قَدِيرٌ﴾ [الشورى: ٤٩ - ٥٠]، ﴿الَّذِي أَعْطَى كُلَّ شَيْءٍ خَلْقَهُ ثُمَّ هَدَى﴾ [طه: ٥٠].
(١) (ت): «النزع». وهكذا في المواضع التالية. (٢) (ت): «نظير». وهي مهملة في (د، ق). المثبت من (ط). (٣) انظر ما تقدم (ص: ٧٣٧، ٧٣٨).

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